Une sixième épidémie d'Ebola touche l'Ouganda depuis janvier 2025. Le décès d'un enfant à Kampala marque une nouvelle phase critique de la crise sanitaire.
La souche Ebola-Soudan réapparaît en Ouganda. Le ministère de la Santé confirme dix cas positifs, dont le dernier concerne un enfant de quatre ans et demi décédé à l'hôpital Mulago de Kampala. Cette contamination relance l'alerte sanitaire nationale.
Cette nouvelle vague intervient après une brève accalmie. Les autorités avaient annoncé le 19 février que l'épidémie était « contenue », suite à la guérison de huit patients initialement infectés.
Dispositif sanitaire renforcé
Les hôpitaux de Kampala et Mbale mobilisent leurs ressources. Un total de 265 personnes contacts restent en isolation sous surveillance médicale stricte. Ce dispositif vise à limiter la propagation du virus dans les zones urbaines.
Les équipes médicales appliquent des protocoles rigoureux. La transmission par fluides corporels nécessite des mesures de protection spécifiques pour le personnel soignant et les familles.
Réponse internationale coordonnée
L'Organisation mondiale de la Santé supervise un essai vaccinal d'urgence. Cette initiative sans précédent cible spécifiquement la souche Ebola-Soudan, pour laquelle aucun vaccin n'existe actuellement.
La communauté internationale se mobilise. Les laboratoires accélèrent leurs recherches pendant que les équipes médicales renforcent la surveillance épidémiologique.
Les autorités sanitaires rappellent les symptômes caractéristiques : fièvre, vomissements, saignements et diarrhées. La période d'incubation, variant de 2 à 21 jours, complique la détection précoce.
L'Ouganda, confronté à sa sixième épidémie d'Ebola, capitalise sur son expérience. Le pays adapte sa réponse sanitaire face à cette souche particulièrement préoccupante.