Macky Sall attendu à Dakar le 17 juillet pour rencontrer Diomaye Faye
L'ex-président Macky Sall, candidat au poste de secrétaire général de l'ONU, annonce sa venue vendredi 17 juillet 2026 à Dakar pour rencontrer Diomaye Faye.
L'ex-président sénégalais Macky Sall a annoncé, mardi 14 juillet 2026, sa venue à Dakar vendredi 17 juillet 2026 pour un entretien avec son successeur Bassirou Diomaye Faye. Candidat au poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), il n'a jusqu'ici reçu aucun soutien officiel de la présidence sénégalaise.
Ce déplacement marquerait le premier retour de Macky Sall au Sénégal depuis son départ du pouvoir, le 3 avril 2024, date de l'entrée en fonction de Bassirou Diomaye Faye. L'ancien chef d'État a dirigé le pays de 2012 à 2024.
Sa candidature au secrétariat général de l'ONU n'a pas été présentée par le Sénégal, comme le veut l'usage diplomatique, mais par le Burundi, qui assure la présidence tournante de l'Union africaine (UA). Fin mars 2026, une vingtaine d'États membres de l'UA, dont le Sénégal, avaient refusé de soutenir cette candidature destinée à succéder à Antonio Guterres.
Macky Sall est accusé par les autorités sénégalaises, en fonction depuis avril 2024, d'avoir réprimé sévèrement les manifestations de l'opposition entre 2021 et 2024, des violences qui ont fait des dizaines de morts dans le pays.
Un entretien annoncé sur les réseaux sociaux
"Dans le cadre des consultations et visites que j'ai entreprises en rapport avec ma candidature au poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, je me rendrai au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026", a écrit Macky Sall sur Facebook, remerciant Bassirou Diomaye Faye pour cet entretien à venir.
Toujours à la tête de l'Alliance pour la République (APR), l'ex-parti au pouvoir, Macky Sall a précisé qu'il repartirait de Dakar aussitôt après la rencontre. Sollicitée mardi 14 juillet 2026 par l'Agence France-Presse (AFP) au sujet de cet entretien, la présidence sénégalaise n'a pas répondu.
En avril 2026, l'ancien président avait mis au défi les autorités d'abroger la loi d'amnistie couvrant les crimes commis entre 2021 et 2024, déclarant sur les réseaux sociaux qu'"on saura qui est qui et qui a fait quoi". Les autorités sénégalaises ont, de leur côté, promis de faire la lumière sur ces événements et de rendre justice aux victimes malgré cette loi.
Un collectif de victimes de la répression sous la présidence de Macky Sall a affirmé, en mars 2026, son opposition à la candidature de l'ancien chef d'État au secrétariat général de l'ONU, l'accusant de crimes de sang et de crimes économiques.
Pour Abidjan, cette course à la tête de l'ONU s'inscrit dans un contexte régional où plusieurs capitales ouest-africaines observent de près les équilibres diplomatiques entre l'Union africaine et les grandes instances internationales. La Côte d'Ivoire, qui entretient des relations bilatérales étroites avec le Sénégal, suit avec attention l'issue de ce processus de succession à la tête des Nations unies.