Me Chrysostome Blessy (avocat du PDCI) : « On a forcément voulu qu’en certains lieux, le RHDP soit vainqueur »

Me Jean-Chrysostome Blessy, avocat du PDCI
Me Jean-Chrysostome Blessy, avocat du PDCI

, un des avocats du Parti démocratique de Côte d’Ivoire s’est exprimé au cours d’une conférence de presse ce mercredi 17 octobre 2018, sur les récentes élections locales ou le parti dénonce des injustices faites à certains de leurs candidats.

Il faut pouvoir noter et cela doit être dit avec beaucoup de fermeté, la détermination du -RDA, à ne pas se laisser voler ses victoires. On a l’impression qu’il y a un parcours depuis un certain point A, de résidence et un certain point B de villégiature. Les communes traversées par ce parcours de villégiature, qui devaient être forcément dans le giron du , de telle sorte qu’on n’a pas hésité un seul moment à renverser les résultats, à tripatouiller les résultats, à avoir avec soi certains administratifs.

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Des hauts responsables administratifs qui n’avaient rien à voir dans le processus des élections et qui sont intervenus et certains membres de la Commission électorale indépendance (CEI) qui devait, à cette occasion, affirmer sa maturité et son authenticité quand elle est elle-même décriée par les décisions des cours internationales, cette CEI n’a pas été à la hauteur.

Et certains de ses membres pratiquant le parjure parce qu’ils ont prêté serment devant le tribunal  pour pouvoir exercer pour la nation, pour de peuple de Côte d’Ivoire. On a forcément voulu qu’en certains lieux, le RHDP soit vainqueur. Nous ne reculerons devant aucun moyen de droit, aucune voie de média, aucune moyen international comme national pour faire prévaloir le droit. On peut avoir des ambitions, mais les ambitions doivent s’arrêter là où les moyens s’arrêtent.

« Il est important que la population puisse savoir que le PDCI, aujourd’hui, n’est pas prêt à reculer devant ces hold up »

Et les moyens du RHDP ne vont pas plus loin que  les ambitions de ceux qui voulaient les porter et qui voulaient forcément être des maires dans les communes où ils n’ont pas la capacité, où le peuple ne les accepte pas. Il en est ainsi de Bassam, il en est ainsi de Port-Bouët, il en est ainsi de nombre de communes. Il est important que la population puisse savoir que le PDCI, aujourd’hui, n’est pas prêt à reculer devant ces hold up.

Il faut pouvoir aussi comprendre que les manipulations qui ont été faites seront poursuivies lorsqu’on aura pu distinguer, clairement, les personnalités et les personnes de quelque organe que ce soit, qui ont manipulé ces résultats. C’est une honte nationale. C’est une atteinte à la dignité de toute une nation. Et nous ne pouvons pas tolérer, enfants de Côte d’Ivoire, que ceux qui portent le sceau des personnalités politiques de ce pays puissent tricher de cette façon.

« Le PDCI ne reculera pas. Bassam est une victoire du PDCI, Port-Bouët est une victoire du PDCI-RDA et rien ne pourra nous faire penser autre chose »

On dénonce la tricherie à l’école. Nos enfants, nos petits frères, on les combat, on les arrête à l’occasion des examens Bac, Bepc, dans les cours, partout, mais c’est honteux que ceux qui portent le sceau de la République, ceux qui sont les responsables politiques de ce pays, responsables désignés pour rendre authentiques les résultats d’examens puissent arriver à ces bassesses. A Tricher. A se compromettre de cette façon.

Le PDCI ne reculera pas. Bassam est une victoire du PDCI, Port-Bouët est une victoire du PDCI-RDA et rien ne pourra nous faire penser autre chose. Et nous avons confiance en la Chambre administrative de la Cour suprême qui est dirigée par des magistrats dont on sait l’intégrité pour pouvoir rendre, s’il existe encore des magistrats qui ne le sont pas.

Koumassi, l’Indénié, le Djuablin, ces zones-là, afin que la Chambre administrative qu’on oblige à sortir de son rôle habituel déjà très chargé des litiges fonciers et autres, pour venir se préoccuper des litiges électoraux dont les résultats sont d’une évidence telle qu’elle ne devrait même pas encombrer son rôle. Mais nous avons confiance. Demain sera un autre jour. Et parce qu’aujourd’hui est un autre jour et de demain sera un autre jour, ils comprendront qu’en 2020, ce sera aussi un autre jour.

Recueillis par Prince Beganssou

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