L'Autorité de Radioprotection, de Sûreté et de Sécurité Nucléaires (ARSN) et le Secrétariat Permanent de la Commission pour l'Interdiction des Armes de Destruction Massive en Côte d'Ivoire (SPCIADM-CI) ont co-organisé, ce 26 août 2026, une journée d'information et de sensibilisation à la sécurité nucléaire au profit des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Une soixantaine de représentants de 36 structures — Gendarmerie, Police, Douanes, Protection Civile, Services de Renseignement, Ports Autonomes, ANSSI, entre autres — ont pris part à cette rencontre tenue à Cocody.
Cette activité s'inscrit dans la mise en œuvre de la convention-cadre signée en 2025 entre l'ARSN et le SPCIADM-CI, et de leur plan d'action 2026-2028 en faveur du Plan Intégré de Durabilité en matière de Sécurité Nucléaire (PIDSN). Elle répond à un constat clair : un besoin réel de formation subsiste au sein de certaines entités des FDS quant à leur rôle face aux matières nucléaires et radioactives.

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Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le Colonel Adingra Koffi Nestor, Secrétaire Permanent du SPCIADM-CI, a rappelé l'enjeu sécuritaire que représentent ces matières : « les sources radioactives, bien qu'indispensables dans plusieurs secteurs, peuvent — si elles sont perdues, volées ou détournées à des fins malveillantes — présenter un risque important pour les personnes, les biens et l'environnement. » Il a insisté sur le rôle important des forces de sécurité parce qu’ils sont « les premiers à intervenir face à la découverte d'une source radioactive ou d'un transport suspect ».
De son côté, le Dr Georges Alain Monnehan, Directeur Général de l'Autorité de Radioprotection, de Sûreté et de Sécurité Nucléaires, a précisé l'ambition de la journée : « renforcer la compréhension des Forces de Défense et de Sécurité sur leurs responsabilités en matière de sécurité nucléaire ». Il a tenu à rassurer les participants sur le caractère sensible des questions à aborder lors des échanges : « les discussions resteront strictement confidentiels et orientées vers la coordination institutionnelle et les bonnes pratiques générales, sans exposer d'informations sensibles relatives aux dispositifs de sécurité ».

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Le programme étalé sur toute une journée a alterné présentations institutionnelles (ARSN, SPCIADM-CI), modules techniques — concepts clés de la sûreté et sécurité nucléaires, panorama des sources de rayonnements ionisants en Côte d'Ivoire, effets biologiques des rayonnements, retours d'expérience sur des accidents et incidents radiologiques — et un module dédié aux rôles et responsabilités des FDS et des autorités compétentes.
Consolider le dispositif national
Pour les deux structures organisatrices, cette rencontre doit permettre de mieux outiller les FDS dans la prévention, la détection et la réponse aux actes malveillants impliquant des matières nucléaires ou radioactives. Le Colonel Adingra Koffi Nestor a conclu son propos en réaffirmant l'engagement de la Commission « aux côtés de l'ARSN et de l'ensemble des structures concernées » pour « renforcer la posture nationale de prévention et de réponse aux menaces et incidents de nature radiologique et nucléaire ». Le Dr Monnehan a, pour sa part, formé le vœu que la journée soit « un cadre d'apprentissage, d'écoute et de propositions constructives », avant de déclarer les travaux ouverts.
Au-delà de la transmission de connaissances techniques, cette initiative illustre une dynamique de coopération institutionnelle appelée à se renforcer, dans un contexte international où la vigilance face aux risques nucléaires et radiologiques demeure une priorité stratégique.

