Les représentants des États africains, réunis à Oulan-Bator, en Mongolie, dans le cadre de la 17e Conférence des parties (COP17) sur la désertification, ont adopté jeudi 27 août 2026 une déclaration d'engagement en faveur d'une coalition africaine contre l'exploitation minière illégale et la dégradation des terres. Le texte, non juridiquement contraignant, place la Côte d'Ivoire en position de chef de file.

Dans cette déclaration, les États signataires saluent le leadership et l'initiative pris par le gouvernement ivoirien et lui demandent de prendre toutes les dispositions pour le fonctionnement de la coalition. Ils lui confient l'organisation, d'ici la fin de l'année 2026 et en partenariat avec les partenaires techniques et financiers, de la première rencontre de cette instance.

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Le texte s'appuie sur un constat partagé : l'exploitation minière illégale menace la stabilité écologique, la santé publique, la sécurité des communautés, la biodiversité et les économies nationales. La dégradation accélérée des terres compromet, selon la déclaration, la sécurité alimentaire, la résilience climatique et la gestion durable des ressources naturelles à l'échelle du continent.

Cinq axes d'engagement pour les États africains

Les signataires s'engagent sur cinq axes. Le premier porte sur la coopération transfrontalière, avec l'échange d'informations sur les activités minières illégales, l'harmonisation des cadres juridiques et des opérations conjointes de surveillance. Le deuxième vise la protection et la restauration des terres dégradées, ainsi que la promotion de pratiques agricoles et minières durables.

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Le troisième axe concerne le soutien aux communautés affectées par l'exploitation minière illégale, à travers des alternatives économiques, des programmes de formation et des mécanismes de compensation. Le quatrième porte sur la mobilisation des partenaires techniques, financiers et scientifiques ainsi que du secteur privé. Le cinquième engage les États à un suivi régulier, à la publication de rapports nationaux et régionaux, et à l'application du principe de pollueur-payeur.

Cette déclaration intervient alors que la Côte d'Ivoire mène depuis plusieurs années des opérations de lutte contre l'orpaillage illégal sur son territoire, à travers le Groupement spécial de lutte contre l'orpaillage illégal (GS-LOI), rattaché au ministère des Eaux et Forêts. Le pays a comptabilisé plus de 8 500 sites clandestins démantelés et 4 474 arrestations entre 2021 et le milieu de l'année 2026.