Pas de report des élections et de réforme de la CEI : Ouattara ruine les espoirs du PDCI et donne raison à Sangaré

Alassane Ouattara de retour de la Chine, accueilli par le vice-président Daniel Kablan Duncan, le mercredi 5 septembre 2018

Pas de report des élections et de réforme de la CEI, avant lesdites élections. Alassane Ouattara ruine les espoirs du PDCI et donne raison à Aboudramane Sangaré, à son retour de la Chine communiste où il a passé une semaine.

Il n’y aura pas de report des élections locales et la réforme de la CEI concerne l’élection présidentielle de 2020. Une annonce d’Alassane Ouattara, ce mercredi 6 septembre 2018, qui prend non seulement au piège la partie des opposants qui ont boycotté tous les scrutins depuis 2011, mais ruine les espoirs de ceux qui, au sein de sa majorité ou du PDCI souhaitaient un report pour mieux s’armer face aux candidats du RHDP parti unifié.

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« Je rentre d’un séjour en Chine où j’ai effectué, à l’invitation du Président XI Jinping, une visite d’Etat du mercredi 29 août au dimanche 02 septembre 2018. J’ai également participé, les 03 et 04 septembre, au 3e Forum sur la Coopération sino-africaine sur le thème : « Construire une communauté de destin Chine – Afrique encore plus solide pour une coopération gagnant-gagnant » », a annoncé Alassane Ouattara.

Accompagné de la première dame Dominique Ouattara et d’une forte délégation comprenant huit ministres, des membres du cabinet présidentiel et une dizaine de chefs d’entreprise ivoiriens dont Adama Bictogo, Alassane Ouattara a participé à plusieurs rencontres en Chine.

« Cette visite est la première d’un chef d’Etat ivoirien, depuis l’établissement des relations diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et la République Populaire de Chine en 1983, c’est-à-dire il y a 35 ans. Il s’agissait donc d’un événement important pour nos deux pays’, a déclaré Ouattara.

Le mercredi 29 août, le PDCI par la voix de son secrétaire exécutif Maurice Kakou Guikahué avait demandé le report des élections locales. « Le 6 août 2018 a bouleversé le calendrier précédent de la CEI. De potentiels candidats aux élections municipales sont sortis de prison. Une raison pour reporter les élections », avait-il expliqué.

La décision du chef de l’Etat donne raison à l’opposition conduite par Aboudramane Sangaré qui avait parlé d’un « leurre », à l’annonce de la réforme de la CEI, tout en doutant de « la crédibilité du message du chef de l’Etat ».

« Alors que le chef de l’Etat a annoncé l’ouverture de discussions sur la CEI en vue de rendre les prochaines élections inclusives, cette institution illégale et décriée, a ouvert sans attendre le dépôt des candidatures au titre des élections municipales et régionales prévues pour le mois d’octobre 2018. Comme pour dire que le message du chef de l’Etat est un « leurre », voire une manœuvre d’endormissement de l’opposition », avait prédit Sangaré.

Elvire Ahonon

Le FPI-Sangaré juge l’amnistie illégale, la réforme de la CEI comme « un leurre » et réclame le report des élections

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