Sidi Touré, à propos du mandat d’arrêt contre Soro : « nous l’attendons »

Le ministre Sidi Touré s’est exprimé sur l’affaire Guillaume Soro, le mercredi 8 janvier, au terme du premier conseil des ministres de l’année 2020.

« En France, si c’est ce pays qu’il faut citer, il y a un candidat à l’élection présidentielle qui était sous le coup d’une poursuite, M. François Fillon, cela n’a ému personne, malgré sa qualité d’ancien Premier ministre. Dans un pays comme les Etats-Unis, s’ils avaient su qu’un coup allait attenter à la vie du président Kennedy, pensez-vous qu’ils auraient laissé faire ? Ici (NDLR: en Côte d’Ivoire), on parle de quelqu’un qui dit qu’il a la télécommande et cette personne dit qu’elle a infiltré la garde du président de la République, cette personne dit qu’elle a 8 500 personnes. Cette même personne, dont le protocole a été plus ou moins impliqué dans une histoire de détention d’armes en 2017. Il faut, un moment, faire attention et dire que tout le monde est justiciable, quel que soit notre qualité, et on doit être en capacité à partir de ce moment d’assumer ce que nous posons comme acte, dans le passé, le présent comme dans le futur » a déclaré Sidi Tiémoko Touré.

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Le ministre de la Communication et des médias a affirmé que le mandat d’arrêt international émis contre Guillaume Soro est légitime vu les preuves contre lui, « ce n’est pas une chasse contre qui que ce soit. C’est juste l’ordre normal des choses pour préserver notre démocratie. L’individu n’a pas nié le contenu des éléments audio, alors laissons la justice faire son travail ».

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Avant de poursuivre : « Ce n’est pas à travers Internet, Facebook qu’on se dit fort, mais plutôt devant la justice. Il (NDLR : Guillaume Soro) est en capacité de tous ses droits du point de vue de la loi ivoirienne. Nous l’attendons, qu’il vienne se défendre proprement » a-t-il dit.

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Selon lui, Guillaume Soro doit se présenter devant la justice, « c’est une responsabilité s’il veut assumer une charge dans ce pays. C’est par là qu’il faut qu’il passe, qu’il assume ce qu’il a posé comme acte aussi bien dans le passé que dans le présent ».

« Mais il faut que nous reconnaissions définitivement que nul ne peut être au-dessus de la loi quel que soit notre position d’ancien Président de l’Assemblée nationale, quel que soit notre qualité de candidat à quelques élections que ce soit, » a-t-il conclu.

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