« Une société qui néglige sa jeunesse est une société suicidaire » (PYPA-CI)

Le Programm for young politicians in Africa (PYPA-CI) ou Réformes politiques et droits des jeunes en Côte d’Ivoire et Hermann Guina veulent prendre leur place dans la société politique en Côte d’Ivoire. Cela a été affirmé ce samedi 29 septembre 2018 dans un hôtel de la place à Cocody au cours d’une conférence de presse qu’il a animé. Hermann Guina PYPA-CI 2018.

Cette conférence a été l’occasion de remettre le livret de recommandations pour une meilleure participation politique des jeunes dans l’agenda public. Ils sont quatorze jeunes regroupés autour du mini projet PYPA Côte d’Ivoire 2018. Ils sont issus de différents partis politiques du pays notamment le , le , le , l’, l’ etc.

Leur objectif commun est de voir les jeunes figurer dans les instances électives de ce pays. Prenant la parole, le coordinateur de la promotion 2018 Hermann Guina a fait savoir que « l’objectif de cette conférence de presse est diffuser les travaux réalisés par la promotion PYPA-CI 2018 autour de la thématique « réformes politiques et droit des jeunes en Côte d’Ivoire’’.

« Une société ne peut pas se revendiquer être démocratique et ne pas faire plus de place à des catégories sociétales. Tout le monde doit être sur le même pied d’égalité »

A cet effet, l’équipe projet PYPA-CI 2018 a tenu un atelier de réflexion sur ce thème pour analyser les questions et en faire l’état des lieux afin de suggérer des questions pertinentes allant dans le sens de renforcer la visibilité du leadership jeune dans l’espace politique Ivoirien». Et de poursuivre, « de cet atelier, a découlé des recommandations à l’endroit des acteurs sociaux et des gouvernants.

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Elles s’inscrivent sous deux angles : un angle juridique et un angle institutionnel ». Plusieurs recommandations ont été faites. Au niveau du cadre juridique sur les instruments internationaux PYPA-CI 2018 propose l’application des dispositions de la charte africaine de la jeunesse; s’agissant de la constitution, le tiers des sénateurs à nommer doit prendre en compte 30 % des jeunes de moins de 35 ans modifiant ainsi les dispositions de l’article 87. Aussi, le code électoral doit-il supprimer le montant de cautionnement aux élections présidentielles.

Au sein du gouvernement, un quota de 50 % de jeunes est recommandé etc. « Une société ne peut pas se revendiquer être démocratique et ne pas faire plus de place à des catégories sociétales. Tout le monde doit être sur le même pied d’égalité », s’empresse-t-il de dire. « On nous catégorise pas parce que nous n’avons pas de matière à offrir mais parce que nous sommes jeunes alors que la brillance politique n’est pas liée au jeune âge », lâche-t-il.

« Une société qui néglige sa jeunesse est une société suicidaire qui est appelée à disparaitre »

Pour sa part, Abdul Karim Saïdou, docteur en science politique, coordonnateur PYPA Afrique de l’ouest a dit que l’essentiel des partis politiques représentatifs sont inscrits dans ce programme, « la question de la jeunesse est une question fondamentale qui doit transcender les clivages partisans. En citant l’historien burkinabé Joseph Ki-Zerbo qui disait « une société qui néglige sa jeunesse est une société suicidaire qui est appelée à disparaître ».

A l’en croire, ce sont des jeunes issus de plusieurs partis politiques qui travaillent ensemble sur des thématiques comme la promotion des droits humains, l’égalité des sexes etc. Représentant le ministre de la promotion de la jeunesse, recevant le livret de recommandations des mains d’Hermann Guina a dit ceci, « la problématique de la participation des jeunes à la vie politique est une problématique que tout le monde doit prendre à bras le corps de sorte que les jeunes trouvent toute leur place dans la vie publique en Côte d’Ivoire ».

Et d’ajouter, « les jeunes ne doivent plus être une cible du ministère mais des partenaires du ministère. Dans la constitution de 2016, le fait que l’âge limite pour être candidat aux présidentielles soit ramené à 35 ans est l’œuvre des jeunes qui avaient fait des propositions en ce sens au ministre en charge de la jeunesse d’alors ».

Karina Fofana

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