La Ligue ivoirienne des droits des femmes (LIDF) a publié, mardi 4 août 2026, un communiqué réclamant des informations sur le sort d'un signalement effectué auprès du Bureau du Procureur de la République. L'organisation, présidée par Meganne Boho, avait saisi le Procureur le 11 mai 2026, après une vague de dénonciations publiques faisant état de viols multiples et de violences physiques et psychologiques infligées à plusieurs femmes, diffusées via le réseau social TikTok.

Selon la LIDF, plusieurs relances effectuées depuis ce signalement sont restées sans réponse du Bureau du Procureur de la République quant à l'évolution de la procédure engagée. L'organisation affirme n'avoir, à ce stade, aucune visibilité sur les suites judiciaires susceptibles d'être données à ce dossier.

Incendie à l’orphelinat Mamie Thérèse d’Abengourou
Deux nourrissons sont morts dans l’incendie de mardi 28 juillet 2026 à l’orphelinat Mamie Thérèse d’Abengourou, visité le mercredi 29 juillet par une délégation ministérielle.

A LIRE AUSSI

La Ligue rappelle que ce signalement intervient dans un contexte où la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) est présentée comme une priorité nationale. La Campagne nationale d'engagement contre les VBG a été officiellement lancée le 13 juin 2026 sous le haut patronage de la première dame Dominique Ouattara, et pilotée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant, dirigé par Nassénéba Touré.

La LIDF affirme qu'une communication institutionnelle sur l'issue de la procédure apparaît nécessaire pour préserver la confiance des victimes dans les institutions et encourager la libération de la parole.

Réactions après le retour en ligne d'un mis en cause

Le communiqué précise que la personne visée par les dénonciations a effectué son retour sur les réseaux sociaux. Ses prises de parole y ont été perçues par plusieurs internautes comme une banalisation des faits dénoncés, suscitant de nouvelles réactions parmi les personnes ayant témoigné publiquement.

La Ligue ivoirienne des droits des femmes appelle les autorités compétentes à communiquer sur l'état d'avancement du dossier et à garantir que toute personne dénonçant des violences puisse être entendue et orientée vers les voies de droit appropriées. L'organisation dit poursuivre son accompagnement des victimes de violences basées sur le genre.