Le préfet de région a présidé à Abengourou, le vendredi 16 octobre 2026, une réunion de sensibilisation sur l'acceptation des pièces de 500 FCFA dans les transactions commerciales. La rencontre s'est tenue à l'initiative de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), qui émet la monnaie du franc CFA (FCFA) dans les huit pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Les participants ont rappelé que ces pièces demeurent valides et conservent leur pouvoir libératoire, c'est-à-dire que le créancier ne peut pas les refuser comme moyen de paiement. Elles continuent de circuler et doivent être acceptées dans les échanges commerciaux, conformément aux textes en vigueur.
La démarche vise à rappeler aux populations cette règle, qui s'applique à tous les paiements en espèces.
Le sujet n'est pas nouveau en Côte d'Ivoire. Le mercredi 29 janvier 2025, le préfet de la région de Bouaké, Tuo Fozié, avait déjà signalé que des pièces de 500 FCFA étaient refusées aux caisses de certains établissements financiers et dans des transactions commerciales de la ville. Il avait précisé que les pièces non visées par un avis officiel de retrait restaient valides et devaient être acceptées.
Ce que dit la BCEAO sur les pièces
Dans un communiqué consacré à l'usage des billets et pièces, la BCEAO indique que ses billets et pièces ont cours légal et pouvoir libératoire dans les huit États de l'UEMOA. Les vendeurs de biens et de services, comme les créanciers, sont tenus de les accepter en paiement. Le refus d'un billet ou d'une pièce valide constitue une infraction, punie selon les textes en vigueur.
La banque centrale précise aussi que les billets déchirés ou mutilés, ainsi que les pièces lisses ou altérées, peuvent être échangés à ses guichets. Une pièce abîmée peut donc être remplacée auprès de l'institution.