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19 septembre 2002 : quand Tuo Fozié finit par « se mettre à table pour avouer une tentative de coup d’État avorté »

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by Ferro Bally
19 septembre 2002 : quand Tuo Fozié finit par « se mettre à table pour avouer une tentative de coup d’État avorté »

19 septembre 2002, Ferro Bally, journaliste ivoirien, revient sur les événements de la rébellion ivoirienne et le rôle jouer par Tuo Fozié.

Il y a 19 ans (19 septembre 2002 – 19 septembre 2021), le pays se réveillait au son de crépitement des armes lourdes. Il s'agirait d'une mutinerie des « Zinzin » et « Bahéfoué », des contingents militaires qui refuseraient leur démobilisation et réclameraient leur réintégration dans l'armée.

Dans une opération rondement menée avec des armes neuves et sophistiquées, ils ont lancé des assauts simultanément à Korhogo, Bouaké et Abidjan contre des sites stratégiques, alors que se trouvait en voyage officiel en Italie.

Plus de 300 morts seront dénombrées parmi lesquelles le général Guéi Robert, ancien chef de la junte militaire et de nombreux officiers (Dagrou Loula, Yodé Gnoleba…), Emile Boga Doudou, ministre d'Etat, ministre de la Sécurité rentré la veille d'un voyage en , et l'artiste Marcellin Yacé.
Les assaillants, défaits, seront repoussés d'Abidjan mais créent un kyste à Bouaké, devenue leur base. « Nous sommes des militaires; ce n'est pas un mouvement à caractère politique », précise l'adjudant , porte-parole des mutins. Il insiste: « Nous sommes des soldats qui ne veulent être que des soldats. Mais les politiciens du régime veulent faire de nous des rebelles ».

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En compagnie de Cheikh Tidiane Gadio, ministre sénégalais des Affaires étrangères, et Mohamed ibn Chambas, représentant de la CEDEAO, Tuo Fozié signe, à Bouaké le 17 octobre 2002, un accord de cessez-le-feu. Qui sera un feu de paille.

Car les revendications vont très rapidement évoluer pour donner un caractère politique au soulèvement. « Nous demandons le départ du régime actuel et nous restaurerons la démocratie en réhaussant l'image de l'armée », a fini par se mettre à table Tuo Fozié pour avouer une tentative de coup d'Etat qui a avorté.

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Ainsi, sur le terrain, est apparu le Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) et un autre visage pour remplacer Tuo Fozié et conduire la subversion: Soro Kigbafori Guillaume, ancien SG de la Fesci, le syndicat estudiantin.

Sa mission qu'il exécutera à l'abri de forces étrangères: à défaut d'aboutir au renversement du régime Gbagbo pour dérouler le tapis rouge à , imposer sa candidature à la présidentielle. Contre vents et marées.

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par Ferro Bally

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