Adjoumani aux parents de Guikahué : « Tournons le dos aux oiseaux de malheur »

Adjoumani dans le canton Zikobouo à Gagnoa ce samedi 4 août 2018
Adjoumani dans le canton Zikobouo à Gagnoa ce samedi 4 août 2018

Le ministre dans le , précisément à Valoua, fief de Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif du PDCI et député de Gagnoa, ce samedi 4 août 2018 : « Tournons le dos aux oiseaux de malheur ».

Je voudrais commencer mon propos par vous remercier, du fond du cœur, pour l’accueil chaleureux, fraternel et enthousiaste que vous avez bien voulu nous réserver, ma délégation et moi-même. Votre présence massive à la cérémonie d’aujourd’hui dément formellement les rumeurs et les menaces distillées sur les réseaux sociaux, comme quoi si le ministre Adjoumani met les pieds dans le canton Zikobouo, situé dans la région du Gôh, il n’en sortirait pas vivant.

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Non seulement, j’ai fait le déplacement de , sans crainte de mourir mais aussi, j’ai tenu à venir à Valoua pour traduire toute ma reconnaissance au peuple Bété, un peuple épris de paix et d’hospitalité.

En effet, la plupart de nos parents Akan qui étaient en quête de terres fertiles pour cultiver le cacao ou le café dans les régions forestières de l’ouest ont été accueillis à bras ouverts par leurs frères et sœurs Bété de Gagnoa, Soubré, Ouragahio, Issia, Daloa et que sais-je encore.

Le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani dans le canton Zikobouo ce samedi 4 août 2018
Le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani dans le canton Zikobouo ce samedi 4 août 2018

Alors quand je dois venir à  Ouragahio, ou à Valoua, dans le canton Zikobouo et que des gens tapis dans l’ombre s’amusent à se faire peur, parce qu’en réalité, ils ne peuvent pas m’effrayer, je leur dis tout simplement, qu’ils perdent leur temps. Oui, ils perdent leur temps parce qu’Adjoumani connait l’hospitalité légendaire des Bété et il savait, en venant ici, qu’il serait bien accueilli. Je voudrais donc profiter du micro, à la suite de ce que j’ai fait hier à Ouragahio, pour vous saluer, vous remercier pour cette mobilisation et, surtout, pour la qualité de l’accueil.

Chers parents, chers amis, chers frères et sœurs, je voudrais vous dire merci pour cette belle leçon que vous donnez aux personnes mal intentionnées et de mauvaise foi, comme pour leur répondre, qu’Adjoumani est aussi votre fils. Et qu’en aucune façon je ne puis être inquiété outre mesure.

Distingués chefs traditionnels du canton Zikobouo, vous qui êtes les gardiens de nos traditions et les garants de la paix et de la cohésion sociale dans nos villages, je vous salue.

Chers parents de Zikobouo

Chers frères et sœurs du canton Zikobouo réunis au sein du Réseau Agir, Communiquer, Travailler (ACT), je suis particulièrement heureux d’être parmi vous aujourd’hui. Heureux de répondre à cette invitation fraternelle, cordiale et citoyenne d’une association qui a pris la pleine mesure des responsabilités qui sont les siennes, dans la promotion du développement de leur canton.

Je suis fier de vous et je vous félicite pour cet état d’esprit. Oui, je suis fier de vous, parce que vous avez compris que l’Etat providentiel n’existe plus. Enfin, je suis aussi fier de vous parce que vous avez compris la nécessité de vous mettre ensemble sans considération aucune de vos appartenances politiques, ethniques ou religieuses et de vous organiser pour saisir les opportunités qui s’offrent à vous.

Chers parents,

Notre pays la Côte d’Ivoire est et demeurera longtemps encore une nation agricole dont les principales richesses sortent du sol. Le développement d’un pays, c’est sa capacité à nourrir sa population et à atteindre son autosuffisance alimentaire. Et ici, dans le canton Zikobouo, vous le faites si bien déjà. Je voudrais que votre exemple inspire dans toutes les contrées de notre pays et serve de modèle pour tout un chacun.

Et si nous avons tenu à effectuer le déplacement de Zikobouo, c’est justement pour saluer votre sens de l’initiative, votre courage, votre esprit d’équipe, votre amour pour votre canton et par-delà, pour toute la Côte d’Ivoire. Mais à l’instar de la plupart de nos villages, vous avez des contraintes pour vous déplacer et écouler vos produits à cause de l’état des routes qui se dégradent, surtout en saison des pluies.

Nous sommes ici avec monsieur le ministre de l’Equipement et de l’Entretien Routier, votre fils, Amédé Kouakou, pour constater cette situation et en faire un rapport très précis à monsieur le premier ministre, Amamdou Gon Coulibaly et au président de la République, SEM Alassane Ouattara.

Chers parents du canton Zikobouo, soyez rassurés, le Président de la République est à l’écoute de toutes les populations ivoiriennes sans exclusive. La question des infrastructures routières constitue en effet un volet prioritaire de son programme de développement. Vous suivez l’actualité quotidienne et il n’est point besoin de vous égrainer les chapelets des nombreuses réalisations dans ce secteur, notamment les ponts et les routes.

En investissant massivement dans ces secteurs, le chef de l’Etat SEM Alassane Ouattara veut, non seulement promouvoir les échanges économiques et le commerce, mais aussi rapprocher les hommes et différents peuples de Côte d’Ivoire, renforcer la cohésion sociale et le développement inclusif.

Chers parents et amis du Réseau Agir, Communiquer, Travailler (ACT), vous venez de me présenter aussi vos immenses potentialités dans le secteur agricole. Cela traduit une réalité incontestable : vous êtes une population courageuse et vaillante. Vous êtes une communauté d’hommes et de femmes qui aimez le travail.

Et je voudrais vous dire que votre attachement à la valeur « travail » cadre parfaitement avec la vision de SEM le Président de la République Alassane Ouattara. Je vous demande de lui faire confiance. Le Ministre Amedé et moi, nous serons vos avocats auprès du chef de l’Etat, nous porterons un regard attentif sur vos attentes, braves populations de Zikobouo.

Mesdames et messieurs,

Le second volet de mon message sera un appel à la cohésion, à l’union des cœurs et à la paix. Car, voyez-vous, on a trop laissé la politique nous diviser dans ce pays ; on a trop laissé la politique ériger des barrières entre nous, entre nos peuples. La politique nous ruine, ruine des vies, des familles. Alors que normalement la politique devrait être mise au service du développement, c’est-à-dire, au service de l’amélioration de vos conditions de vie.

« Tournons le dos aux oiseaux de malheur qui tiennent des propos discourtois et qui travaillent à réveiller les démons de la division, dans le seul but de voir la Côte d’Ivoire plongée la Côte d’Ivoire dans l’abîme »

Je demande de ne jamais perdre de vue l’essentiel, c’est-à-dire, votre fraternité, votre cohésion et votre développement. Vous devez rester unis et solidaires pour gagner cette bataille cruciale et vitale.

Chers parents de Zikobouo

 Après une décennie de crise qui nous a tous éprouvés, à tous les niveaux, notre pays, sous le leadership du Président Alassane Ouattara, a repris sa marche vers le développement. Nous devons tout mettre en œuvre pour ne pas freiner cet élan ni le ralentir. Parce que quand un pays vit en paix, il se développe plus rapidement et peut trouver des solutions à tous les problèmes qui se posent. Par contre, aucun problème ne peut être réglé dans un pays en conflit, où règnent la division, le désordre et la violence.

C’est pour toutes ces raisons que, ne voulant pas que le « bateau ivoire » tangue à nouveau, nous avons décidé de créer le mouvement dénommé « Sur les traces d’houphouët-Boigny ». Un mouvement aux objectifs louables et nobles. Le mouvement « Sur les traces d’houphouët-Boigny » doit nous permettre de nous ressourcer, de nous réconcilier avec les valeurs essentielles de l’idéologie houphouétiste ; c’est-à-dire le dialogue, la paix, la tolérance, l’unité, le pardon, etc…

Et cela passe nécessairement par la consolidation de notre alliance au sein du RHDP pour en faire un parti unifié. Donc du haut de cette tribune, j’ai tenu à vous dire cela pour ne pas vous laisser intoxiquer par ceux qui veulent à tout prix, nous salir, dénaturer notre mouvement dans le seul but d’assouvir leurs desseins inavoués.

Personnellement, je ne crois pas qu’un tel acte, qu’une telle volonté puisse être blâmée en Côte d’Ivoire. Notre pays a beaucoup trop souffert des divisions inutiles. Il faut que les enfants de ce pays se retrouvent. On peut faire la politique sans créer des barrières entre les peuples ou entre les ethnies.

La Côte d’Ivoire a besoin de paix et de stabilité. Il faut le dire à tous ceux qui viennent vous voir. Il faut leur faire savoir que ce que vous attendez d’eux c’est le développement, c’est l’amélioration de vos conditions de vie. Avec le mouvement « Sur les traces d’Houphouët-Boigny», nous sommes pour une Côte d’Ivoire en paix et prospère.

Mesdames et messieurs, chers parents,

Je vous invite, vous qui partagez cette vision de la Côte d’Ivoire nouvelle, à suivre la voie tracée par le Président et qui n’est pas contraire à ce que nous voyons au niveau du canton Zikobouo, qui a besoin de paix et de développement pour transformer ses rêves en réalité.

Mesdames et Messieurs, chers parents du canton Zikobouo,

Tournons le dos aux oiseaux de malheur qui tiennent des propos discourtois et qui travaillent à réveiller les démons de la division, dans le seul but de voir la Côte d’Ivoire plongée la Côte d’Ivoire dans l’abîme. Aucun ivoirien n’est prêt à les suivre dans leurs dérives. Personne non plus, ne veut revivre les affres de la guerre, tellement les Ivoiriens ont soif du mieux-être, du bien-être et de la paix.

Qu’il soit entendu de tous et de toutes, que les menaces de tous ordres, les discours haineux, les propos xénophobes, ne seront plus jamais tolérés par les Ivoiriens.

Propos recueillis par Prince Beganssou, envoyé spécial

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