Affaire KDS : le dirigeant condamné à 20 ans de prison ferme
Le journaliste Fernand Dédeh a annoncé, lundi 13 juillet 2026, la condamnation du dirigeant de KDS et de sa co-prévenue pour escroquerie et blanchiment.
Le journaliste ivoirien Fernand Dédeh a annoncé, ce lundi 13 juillet 2026, que le dirigeant de la société KDS Holding et sa co-prévenue ont été reconnus coupables d'escroquerie par appel public à l'épargne et de blanchiment de capitaux, dans le dossier du scandale financier KDS.
Selon les informations rapportées par Fernand Dédeh, le dirigeant de KDS a été condamné à 20 ans de prison ferme. Il doit payer, solidairement avec sa co-prévenue, la somme de 30 715 328 500 FCFA. La co-prévenue, qui n'a pas comparu au procès, fait l'objet d'un mandat d'arrêt. Un avocat s'était présenté lors d'une précédente audience pour assurer sa défense, affirmant qu'elle n'était pas en fuite, avant de ne plus reparaître par la suite.
La société KDS Holding, reconnue coupable des mêmes faits en tant que personne morale, écope d'une amende de 51 milliards de FCFA. Un troisième prévenu dans la procédure, chargé du dépôt des fonds de la société dans les banques, a été reconnu coupable de blanchiment de capitaux. Le parquet a requis contre lui 7 ans de prison et 11 milliards de FCFA d'amendes.
Le contexte du scandale financier KDS
La société KDS Holding et sa filiale KDS Transport proposaient aux particuliers d'investir dans l'achat de véhicules destinés au transport avec chauffeur, en échange de revenus mensuels garantis sur une durée de 36 mois. Environ 4 000 personnes avaient souscrit à ce système, parfois en contractant des crédits bancaires.
En mars 2023, le Trésor public ivoirien avait qualifié cette activité d'appel public à l'épargne non autorisé et demandé la suspension des souscriptions. La société avait ensuite cessé ses paiements aux investisseurs, invoquant des difficultés de trésorerie. Le dirigeant de KDS avait été mis en examen et placé sous mandat de dépôt en juin 2024.
Le dossier a été instruit devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF) d'Abidjan, la juridiction spécialisée dans les infractions économiques et financières, où le montant total du préjudice avait été évalué à plus de 10 milliards de FCFA.