Le procès du « général » Lebahy s'ouvre à Abidjan le 23 octobre 2024. Un homme se faisant appeler « général de division » comparaît devant le pôle pénal, économique et financier.
Le Procès du « général » Lebahy s'ouvre à Abidjan le 23 octobre 2024. Un homme se présentant comme « général de division » et directeur exécutif de World Chaplains Association Human Rights pour l'Afrique et Haïti comparaît devant la justice. Le tribunal examine des accusations d'usurpation de titre et d'escroquerie.
L'affaire Lebahy
L'accusé, connu sous le nom de « général Lebahy », a été arrêté en novembre 2022. Les autorités lui reprochent d'avoir usurpé le titre de général et d'avoir extorqué de l'argent à des jeunes. Ces derniers participaient à une formation dans un camp à Jacqueville.
Le prévenu aurait recruté 1500 jeunes pour une formation de deux ans. Il leur promettait des carrières de militaires, juristes et diplomates. Le tribunal examinera le mode de recrutement, les modules de formation et les objectifs de ce programme.
Des questions en suspens
Le procès devra éclaircir plusieurs points. La légalité de l'association dirigée par l'accusé sera examinée. Les autorisations obtenues auprès des autorités ivoiriennes et internationales seront vérifiées. Le financement et le fonctionnement de l'organisation feront l'objet d'une enquête approfondie.
L'homme devra présenter des documents prouvant ses liens avec l'État de Côte d'Ivoire, l'ONU, l'UA et Haïti. Le tribunal évaluera la validité de ces pièces pour déterminer si l'accusé avait le droit d'exercer ses activités.
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Ce procès soulève des questions sur la vigilance nécessaire face aux organisations se réclamant d'affiliations internationales. Il met en lumière les risques d'escroquerie liés à des promesses de formations et de carrières prestigieuses.
La justice ivoirienne examine cette affaire qui mêle usurpation d'identité, escroquerie présumée et manipulation de jeunes en quête d'avenir. Le verdict de ce procès pourrait avoir des répercussions sur la régulation des associations et la protection des jeunes contre les arnaques à la formation.
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