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Affi N’Guessan : ses vérités sur l’alternance depuis Attiékoi : « Il n’y a pas de deuxième République »

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by Christian Aka
Affi N’Guessan : ses vérités sur l’alternance depuis Attiékoi : « Il n’y a pas de deuxième République »
Affi N’Guessan lors du 25e anniversaire de la génération Djigbo à Attiékoi le samedi 21 décembre 2024 © Crédit photo DR

En marge des célébrations à Attiékoi, le président du FPI livre un réquisitoire contre l'interprétation actuelle de la limitation des mandats présidentiels en Côte d'Ivoire.

Dans une intervention remarquée à Attiékoi le 21 décembre 2024, Pascal Affi N'Guessan a livré une critique acerbe du système politique ivoirien. Le président du Front Populaire Ivoirien () s'est particulièrement attaqué à l'interprétation de la limitation des mandats présidentiels.

« La République ne change pas. Il n'y a pas de deuxième république, de troisième république, de quatrième république. Tout ça, ce sont des chiffres », a-t-il déclaré, remettant directement en cause l'argument de la nouvelle République pour justifier de nouveaux mandats.

Une critique directe du système politique

« La République dit qu'en Côte d'Ivoire, un président ne peut être président plus dix ans », rappelle Affi N'Guessan, avant d'ajouter avec ironie : « Quand tu as fait quinze ans, est-ce que tu es encore dans la République ? » Une référence à peine voilée à la situation politique actuelle.

Le leader du FPI a établi un parallèle avec le système traditionnel des générations : « Ici, il ne peut pas y avoir de désobéissance civile. Ici, il ne peut pas y avoir de boycott actif. Parce que tout est réglé d'avance. »

Abordant la question de la réconciliation, Affi N'Guessan a révélé des informations préoccupantes : « Hier, un des nôtres qui a été au Togo me parlait de près de 1000 Ivoiriens toujours réfugiés au Togo. Il affirme qu'il en est de même au Ghana, au Bénin. »

« Nous avons encore du mal à dire des mots de compassion à ceux qui ont souffert de la crise », a-t-il souligné, critiquant l'approche gouvernementale de la réconciliation. Face aux échéances de 2025, il alerte : « On ne sait pas comment les élections vont se passer. Parce qu'il y a une sorte d'incertitude sur le comportement que les uns et les autres vont avoir. »

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