Un message fort de convergence a retenti ce lundi 22 juillet à Gagnoa, lors de l'étape des Assises nationales des femmes de Côte d'Ivoire (ANAFCI) dans le district du Gôh-Djiboua.

La ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfant, Nassénéba Touré, et les femmes de la région ont exprimé leur volonté commune de voir un accès plus équitable à la propriété foncière pour les femmes.

Mme Yvonne Gouamené, présidente de la confédération des associations féminines du Gôh, a porté la voix des femmes du district, soulignant que « si l'on ne tient pas compte de la situation économique de la femme, l'homme à lui seul ne sera pas solide, malgré sa fortune. » Elle a salué la décision du président Alassane Ouattara d'inscrire des articles clés, notamment l'article 123, dans la nouvelle constitution, garantissant l'égalité des chances, en particulier dans les droits de succession à la terre et facilitant l'accès des femmes à la terre.

La ministre Touré a réaffirmé son engagement à soutenir les femmes du Gôh-Djiboua dans leur quête d'accès à la terre et à la propriété foncière. Elle a reconnu les défis liés aux coutumes locales qui limitent souvent les droits des femmes, mais s'est montrée confiante quant à la volonté commune de les surmonter. « Je vous ai écoutées. J'ai également noté vos préoccupations et les défis que nous devons relever ensemble », a-t-elle déclaré.

L'accès au financement, à la formation et à l'encadrement ont également été identifiés comme des éléments clés pour l'autonomisation économique des femmes du Gôh-Djiboua. Mme Touré a souligné que ces points figuraient parmi les objectifs principaux de l'ANAFCI.

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Les Assises nationales des femmes de Côte d'Ivoire, lancées à par le Premier ministre, sillonnent le pays pour recueillir les réalités et les aspirations des femmes. Les étapes précédentes ont eu lieu à Korhogo, Daloa, Toumodi et San-Pedro. Les contributions recueillies dans le cadre de ces assises serviront à élaborer des mesures concrètes et des politiques publiques adaptées aux besoins des femmes ivoiriennes.

Le district du Gôh-Djiboua, avec ses traditions et ses réalités spécifiques, a apporté une contribution précieuse à la réflexion nationale sur la condition de la femme. L'engagement conjoint du gouvernement et des femmes de la région ouvre la voie à une autonomisation accrue des femmes et à une contribution plus forte de leur part au développement du pays.

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