Le candidat à la présidentielle 2025 questionne la capacité du président du PDCI-RDA à comprendre la Côte d'Ivoire actuelle après une si longue absence.

« La Côte d'Ivoire qu'il a connue, qu'il a quittée il y a 24 ans, est différente de celle d'aujourd'hui. » Cette déclaration de Jean Louis Billon sur TV5 Monde le 20 décembre souligne le fossé qui sépare, selon lui, des réalités ivoiriennes.

Le candidat précise la chronologie : « Il est parti en 1999-2000 et il n'est revenu littéralement qu'en 2023. » Une absence qui, selon lui, compromet la capacité du président du à participer pleinement au débat politique.

Un décalage avec les réalités

« Lorsque le débat politique va commencer, il lui sera difficile de participer à ce débat face à d'autres acteurs politiques qui étaient présents en Côte d'Ivoire depuis ces 25 dernières années », affirme Billon. Il ajoute sans détour : « Il est véritablement coupé des Ivoiriens. »

Cette critique s'étend aux questions sociales : « Il n'a pas scolarisé d'enfants en Côte d'Ivoire, il ne peut pas parler aux Ivoiriens d'éducation nationale. » Une remise en cause directe de la légitimité du président du parti sur les enjeux nationaux.

Face à ce constat, Jean Louis Billon met en avant sa propre expérience : « C'est une candidature mûrie, préparée depuis 25 ans. » Il défend une vision basée sur la réalité du terrain : « Je veux faire des Ivoiriens économiquement forts. Il faut qu'ils soient les premiers dans les principaux pans de leur propre économie. »

Cette approche s'accompagne d'un projet de « réconciliation vraie, pas seulement entre acteurs politiques, mais entre Ivoiriens et des Ivoiriens vis-à-vis de leurs institutions. » Une vision qui, selon lui, nécessite une connaissance approfondie du pays et de son évolution récente.

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