La BID finance le tronçon Tafiré-Ferkessédougou pour 130 milliards FCFA, renforçant la liaison logistique entre le port d'Abidjan et le Mali.
La Côte d'Ivoire et la Banque islamique de développement (BID) ont signé, le vendredi 19 juin 2026 à Bakou, un accord de financement de 235 millions de dollars, soit environ 130 milliards de FCFA. Ce prêt est destiné à l'achèvement de la section Tafiré–Ferkessédougou sur l'axe autoroutier reliant Abidjan aux frontières du Burkina Faso et du Mali.
Ce projet se décompose en deux lots : Tafiré-Kouroukouna et Kouroukouna-Ferkessédougou. Pour l'économie ivoirienne, cette infrastructure consolide le rôle du port d'Abidjan comme porte d'entrée majeure vers l'hinterland sahélien. Les échanges avec le Mali sont en pleine progression, comme l'illustre la hausse des flux de marchandises passés de 835 216 tonnes en 2024 à 1,47 million de tonnes en 2025.
Un axe stratégique pour le commerce sous-régional
Le corridor ivoirien répond à une demande croissante des opérateurs économiques maliens en quête de fiabilité, de sécurité et de réduction des délais de transit. Face aux défis logistiques, le développement d'itinéraires multimodaux, incluant le rail jusqu'au Burkina Faso, vient compléter les efforts routiers.
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Le prolongement de l'autoroute jusqu'à Ferkessédougou vise à réduire les ruptures de charge et à fluidifier le transport des biens essentiels, tels que les hydrocarbures, les denrées alimentaires et les intrants agricoles. L'efficacité de ce corridor est déterminante pour la compétitivité des marchés maliens, qui dépendent fortement de la fluidité des axes reliant les ports côtiers à Bamako.






