Côte d’Ivoire: Seuls Gbagbo et Bédié peuvent réconcilier les Ivoiriens, selon KKS

Une analyse de dit KKS. Pourquoi Bédié et sont spirituellement les deux clés majeures de la réconciliation en Côte d’Ivoire ?

Pour comprendre cette assertion plutôt spirituelle que cartésienne, il est important de s’affranchir un moment de la logique politicienne pour considérer avec objectivité les faits.

En effet, chaque réalité vécue dans la vie n’est rien d’autre que l’effet d’une cause antérieure. Cette cause est elle-même une semence qui ne manque pas de produire ses fruits, les fruits de sa nature. Ce sont là deux lois infaillibles, une loi de la nature, la loi de cause à effet et une loi divine, la loi de la semence et de la récolte.

La situation d’instabilité et de désordre perpétuels que nous vivons depuis en Côte d’Ivoire est le fruit des semences que nous avons portées en terre ivoirienne le 24 décembre 1999. Le coup d’Etat manqué du 18 septembre, la rébellion décennale qui s’en est suivie et la guerre meurtrière de 2011 et ses suites actuelles n’en sont que des moissons saisonnières. Comment mettre un terme à ce cycle abondant de production si amère et si destructrice ? Tel est l’enjeu de la réconciliation nationale.

Le processus de catharsis ne peut être une réussite qu’en arrivant à déraciner cette semence devenue aujourd’hui un gros arbre. Cela impose de retourner là où la graine a été semée, là où le maillon a été rompu et là où les récoltes ont été expérimentées. ET là, se trouvent BEDIE et GBAGBO, là se situe une des dimensions spirituelle de la réconciliation.

« BÉDIÉ ET GBAGBO, LÀ SE SITUE UNE DES DIMENSIONS SPIRITUELLE DE LA RÉCONCILIATION »

En effet, qu’elle qu’en soit le motif, une action armée portée contre l’autorité établie (toute autorité vient de Dieu, ne serait-ce que dans Sa volonté permissive) et la république est un péché contre Dieu, le peuple et l’autorité incarnée qui devient de ce fait spirituellement incontournable dans le rétablissement de l’harmonie ainsi rompue.

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Voilà pourquoi, BEDIE ayant subi le coup d’Etat de la semence et de la rupture en 1999 et GBAGBO, le coup d’Etat, la rébellion et la guerre des moissons de septembre 2002 et mars avril 2011, tous deux dans leur qualité de Président démocratiquement élus (quoique l’on puisse en dire) sont les deux clés majeures de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Ceci est une information, ce n’est pas un débat. Ça peut ne pas plaire et même sembler injuste mais c’est la loi de Dieu. C’est un passage obligé. La Réconciliation, Ce n’est pas de l’équilibrisme, c’est la vérité des faits avec leurs corrélations spirituelles.

L’enjeu de la réconciliation nationale

Bien entendu, cette assertion ne veut pas dire que les autres acteurs n’ont pas leur importance dans le processus, pas plus que BEDIE et GBAGBO ne portent pas de responsabilité dans la descente aux enfers de notre pays ou que les dites responsabilités seraient absoutes de ce fait, encore moins qu’ils seraient les mieux placés pour mener à bien le processus de réconciliation des filles et des fils de la nation. Sur cette question précise vous connaissez ma position, nul ne peut être à la fois juge et partie. Nul protagoniste ne peut être un réconciliateur impartial, juste et équitable. La preuve a du reste été déjà administrée à suffisance toutes ces 20 dernières années.

« Bédié et Gbagbo doivent demander publiquement pardon à la nation pour leur part de responsabilité dans cette descente aux enfers »

Cela dit, chacun doit reconnaitre ses fautes, les confesser, demander pardon et accorder sa part de pardon. C’est une exigence de la réconciliation.

Ceux qui ont pris les armes contre le régime de BEDIE doivent publiquement demander pardon à la nation et à BEDIE qui doivent accepter et accorder leur pardon.

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Ceux qui ont pris les armes contre le régime de GBAGBO et la république doivent publiquement demander pardon à la nation et à GBAGBO qui doivent accepter et accorder leur pardon.

BEDIE et GBAGBO doivent demander publiquement pardon à la nation pour leur part de responsabilité dans cette descente aux enfers. La nation doit leur accorder son pardon.

Rapprochement Bédié-Gbagbo

Il appartiendra ensuite à l’Etat de procéder, dans les formes et modalités idoines, au dédommagement des victimes.

Voilà l’aboutissement du processus de la réconciliation tel que je le rêve, voilà l’aboutissement de la réconciliation tel que l’honnêteté, la morale et le spirituel le recommandent.

C’est pourquoi tout en saluant le rapprochement BEDIE/GBAGBO, je lance un vibrant appel à OUATTARA et à toute la classe politique ainsi qu’à toute la société civile à les rejoindre dans cet élan de retrouvailles et de rassemblement fraternels pour la nécessaire concertation nationale inclusive à l’effet de poser les jalons de cette impérative réconciliation nationale, préalable à tout autre agenda.

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