(COVID-19) France : « l’heure n’est pas au relâchement », selon le ministre de la Santé – Actualités 18/02/2021
ACTUALITES PARIS, 18 février 2021 (Yeclo avec Xinhua) — Le ministre français de la Santé Olivier Véran a annoncé jeudi soir, l'allongement de la durée d'isolement des patients testés positifs au COVID-19, une décision qu'il explique par la menace des variants du virus.
« J'ai décidé que la durée de l'isolement de tous les patients dont un test diagnostic est positif passera à compter de lundi de sept à dix jours », a déclaré M. Véran, lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Cet allongement est lié à la contagiosité des variants du virus qui continuent de se diffuser en France.
« Certaines études scientifiques évoquent la possibilité que les variants seraient responsables d'une durée de contagiosité plus longue que le COVID classique », a-t-il poursuivi, « sans attendre la confirmation, et dans la mesure où la part de variants dans les contaminations est devenue élevée, j'ai décidé » de cette prolongation.
Selon M. Véran, le risque lié à la diffusion « croissante » des variants du COVID-19 en France et dans le monde, n'est pas encore maîtrisé, et pose un certain nombre de questions. « L'heure n'est pas au relâchement. Nous devons tenir ensemble. Rien ne serait pire que de lever les contraintes certes lourdes mais nécessaire, au mauvais moment, trop tôt », a-t-il insisté.
Olivier Véran a rappelé les chiffres pour convaincre de la menace des variants: désormais « 36% des cas positifs criblés correspondent à des variants britanniques et 5% à des variants sud-africains ou brésiliens » avec des disparités selon les régions.
Par exemple, on constate une stabilisation en Moselle. En revanche à Dunkerque, le taux de variant anglais est de 72% et l'indice, en hausse régulière, dépasse les 600 cas pour 1000 habitants par semaine, a dit le ministre français. La situation est également « très inquiétante » à Nice selon M. Véran. « Nous devons encore tenir ensemble, faire reculer vraiment le virus. Sortir de la zone de danger », a-t-il déclaré.
Selon le ministre de la Santé, la France n'a certes pas connu de troisième vague mais, elle n'est jamais totalement sortie de la deuxième. En atteste, a-t-il indiqué, le niveau élevé des hospitalisations et réanimations qui n'a jamais suffisamment baissé pour que l'hôpital reprenne une activité normale. Fin