Des responsables onusiens et gouvernementaux appellent à un appui financier plus important aux pays en développement – Actualités 29/05/2020
NEW YORK (Nations Unies), 28 mai (Xinhua) — Lors d'une réunion de haut-niveau jeudi sur le financement pour le développement, plusieurs responsables des Nations Unies et gouvernementaux ont plaidé en faveur d'un appui financier plus important aux pays en développement dont la vulnérabilité a été accentuée par la pandémie de COVID-19.
Lutter contre le nouveau coronavirus tout en ne perdant pas de vue la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). C'est le double défi et la double urgence auxquels est confrontée la communauté internationale. »Si nous n'agissons pas maintenant, la pandémie de COVID-19 causera des ravages et des souffrances inimaginables dans le monde entier », a prévenu le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, qui s'exprimait lors d'une réunion sur le financement du développement co-organisée par le Canada et la Jamaïque.
Pour le chef de l'ONU, le coût de l'inaction serait lourd aussi bien pour les pays en développement que pour les bailleurs de fonds : une faim et une famine sans précédent, 60 millions de personnes de plus dans l'extrême pauvreté et jusqu'à 1,6 milliard de personnes – la moitié de la population active mondiale – privés de moyens de subsistance.
Le chef de l'ONU a appelé les Etats à faire face à cette « crise humaine sans précédent » dans l'unité et la solidarité. « Un aspect essentiel de la solidarité est le soutien financier », a-t-il rappelé, se félicitant à cet égard des mesures déjà été prises par le Fonds monétaire international (FMI), le Groupe de la Banque mondiale, les banques régionales de développement et d'autres institutions financières internationales et le G20.
Malgré les efforts déjà déployés, « nombre de pays en développement n'ont pas les moyens de lutter contre la pandémie et d'investir dans la relance », a toutefois rappelé le secrétaire général.
Un constat partagé par le Premier Ministre du Canada. Bien que membre du G7, Ottawa mesure le « défi sans précédent et très couteux » que représente la lutte contre le coronavirus, la protection des citoyens et la relance post-crise pour son économie. « Alors on ne peut pas s'attendre à ce que les petits pays qui n'ont ni les mêmes ressources, ni les mêmes infrastructures que les nôtres et qui font face à des circonstances beaucoup plus grave que nous, vaincrons le virus par leurs propres moyens », a dit le Premier ministre canadien. Fin