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Dette ivoirienne : Patrick Achi défend sur RTI l’économie de Ouattara

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by Mohammed Ouattara
Dette ivoirienne : Patrick Achi défend sur RTI l’économie de Ouattara
Patrick Achi, ancien Premier ministre ivoirien © Crédit photo DR

Représentant Alassane Ouattara, candidat du RHDP le samedi 18 octobre 2025 dans l'émission de la RTI face aux électeurs, Patrick Achi a détaillé la dette ivoirienne, affirmant sa soutenabilité pour le développement national.

La dette publique de la Côte d'Ivoire est au cœur des débats alors que la campagne pour l'élection présidentielle de 2025 prend de l'ampleur. Ce samedi 18 octobre 2025, sur la RTI 1, l'ex-Premier ministre , figure du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a pris la parole pour éclairer la situation. Face aux électeurs, il a abordé les chiffres de l'endettement national, un sujet régulièrement scruté par l'opinion publique.

L'intervention de M. Achi s'inscrit dans une logique de défense du bilan économique du président sortant. Il a tenu à contextualiser l'augmentation du montant de la dette, passant d'environ 6 000 milliards de FCFA en mars 2010 à près de 35 000 milliards de FCFA aujourd'hui. Une croissance qui, selon lui, doit être analysée à l'aune de la richesse produite par le pays.

Un ratio dette/PIB moins contraignant qu'en 2010

Le représentant du candidat Ouattara a insisté sur l'importance du ratio dette/Produit Intérieur Brut (PIB). « Avec près de 6 000 milliards de Fcfa de dette en 2010, le ratio de la dette sur le PIB était de 69%. Donc, c'était plus élevé que maintenant, où on a 35 000 milliards Fcfa, pour un ratio de la dette sur le PIB qui est de 57% », a-t-il affirmé. Cet argument vise à démontrer que, malgré un volume d'endettement plus important, la capacité de remboursement de la Côte d'Ivoire s'est améliorée.

Pour Patrick Achi, la leçon de 2010, marquée par une grave crise postélectorale, a été tirée. Il a souligné que l'emprunt n'est pas un problème en soi, à condition qu'il serve à financer des investissements productifs. « On emprunte pour financer des investissements qui vont vous permettre d'accélérer votre développement », a-t-il rappelé, ajoutant : « Le problème, c'est qu'il ne faut pas prendre l'emprunt pour financer un secteur qui n'est pas productif. » Il a par ailleurs précisé que 80% de la dette est libellée dans une devise ne présentant pas de risques de change, un point rassurant pour la stabilité financière.

Croissance économique

L'ex-Premier ministre a également abordé la rentabilité des emprunts. Il a expliqué que le taux de rémunération moyen de ces prêts se situe autour de 5%, tandis que la croissance économique annuelle du pays avoisine les 7%. « On se rend bien compte que l'investissement qui est fait à partir de ces prêts, induit un accroissement de richesse qui est supérieur au taux de rémunération », a-t-il détaillé. Une équation qui, d'après lui, justifie la stratégie d'endettement.

Il a ensuite interrogé la logique des institutions financières internationales : « Ces gens qui nous prêtent, vous ne vous imaginez pas qu'ils se disent qu'il faut qu'on me rembourse. Connaissez-vous des institutions internationales de premier plan qui se lèvent pour aller prêter à un pays qui ne pourra pas leur rembourser ? » Une manière de souligner la confiance que ces acteurs accordent à la Côte d'Ivoire.

Vers une autonomie fiscale renforcée

Au-delà de la dette, Patrick Achi a évoqué les efforts du gouvernement pour augmenter les ressources internes. La Côte d'Ivoire vise à accroître son taux de collecte fiscale, passant de 12% il y a quelques années à 15% aujourd'hui, avec un objectif de 18% d'ici 2030. Cette démarche est d'autant plus importante que de nombreux pays développés ont réduit leur aide au développement, poussant les nations comme la Côte d'Ivoire à renforcer leur autonomie financière.

Dans cette optique, le pays s'est lancé dans la digitalisation de son système de collecte fiscale. « La Côte d'Ivoire est dans une logique de digitaliser le système de collecte fiscale avec des identifiants uniques pour les individus et les entreprises », a-t-il confié, assurant que les avancées sont « largement » significatives.

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