En Côte d’Ivoire, Vincent Toh Bi fustige l’instrumentalisation ethnique en vue de la Présidentielle 2025
À l'approche du vote du 25 octobre 2025 de la Présidentielle en Côte d'Ivoire, Vincent Toh Bi Irié dénonce avec force l'instrumentalisation ethnique de certains acteurs politiques, insistant sur la nécessité d'une unité nationale.
La Côte d'Ivoire se prépare déjà pour l'échéance majeure de la Présidentielle 2025. Dans ce contexte pré-électoral où les tensions se font parfois vives, un appel retentissant à l'unité nationale vient d'être lancé par Vincent Toh Bi Irié. L'ancien préfet d'Abidjan alerte sur les tentatives d'instrumentalisation ethnique de la sphère politique, une pratique qu'il juge dangereuse pour l'avenir du pays. Il s'oppose fermement à toute vision réductrice ramenant le pouvoir à une question d'appartenance communautaire.
Vincent Toh Bi insiste sur l'importance de faire prévaloir les valeurs de justice, de transparence et de développement pour tous les Ivoiriens, sans distinction. Son message est clair : ces principes fondamentaux « n'ont pas d'ethnie », ni de région.
Quand le « Nord » devient un enjeu
L'une des préoccupations de Vincent Toh Bi Irié concerne la résurgence de discours divisifs, ciblant notamment la région du Nord. Il rapporte des propos inquiétants : « Il y a quelques petits zélés alimentés par des politiciens égarés qui tiennent un langage ethnique. Ils font ce que d'autres petits zélés ont fait avant eux : ramener le pouvoir à l'ethnie. » Cette instrumentalisation, selon lui, vise à détourner l'attention des vrais débats de fond, ceux qui touchent au quotidien de chaque citoyen.
L'homme politique refuse d'associer un nom ou une origine à une appartenance politique ou idéologique. Il confie : « J'éprouve le même inconfort quand des personnes d'autres ethnies sont catégorisées comme naturellement hostiles au pouvoir. » Cet ancien fonctionnaire, qui a servi pendant 25 ans à Tiémé, dans le Nord du pays, cite son expérience personnelle comme preuve de la richesse intercommunautaire. Il rappelle d'ailleurs que « sur les 20 Régions qui [l'ont] PROPREMENT parrainé, SANS DEFAUT, dans [sa] course à la Présidence de la République, 06 Régions étaient du Nord de la Côte d'Ivoire. » Un chiffre qui illustre, si besoin est, la capacité de rassemblement au-delà des frontières régionales.
L'expérience du terrain et le refus des amalgames
L'engagement de Vincent Toh Bi Irié pour l'unité est ancré dans son parcours. La moitié des dirigeants de son organisation, Aube Nouvelle, est issue du Nord, témoignant de sa volonté de bâtir une équipe représentative de la diversité ivoirienne. Il exhorte ses concitoyens à ne pas se laisser entraîner dans des querelles vaines : « Faisons nos palabres entre nous ! Parlons de nos différences de points de vue, mais n'y mêlons pas les problèmes ethniques. » Il dénonce ceux qui transforment « des problèmes personnels » en « problèmes de communautés », appelant à ne pas les suivre.
Son vécu, entre origines du Centre-Ouest, naissance au Sud, expérience professionnelle au Nord et attachement à l'Est, lui confère une légitimité à prôner une Côte d'Ivoire unie. « Je connais la richesse de la Côte d'Ivoire », assure-t-il, un message fort face aux tentatives de division.
La République plus forte que l'ethnie
Vincent Toh Bi Irié met en garde contre ceux qui, « n'ont pas d'arguments dans le débat politique », et cherchent à « effrayer les Ivoiriens avec les questions ethniques. » Il les interpelle directement : « Honte à eux ! » Pour lui, la vision d'une Côte d'Ivoire « de paix, de justice, de prospérité » transcende les clivages ethniques et régionaux.
Il réaffirme un principe fondamental qui doit guider la nation vers la Présidentielle 2025 et au-delà : « La République doit être plus forte que l'ethnie. » Un appel vibrant à la cohésion résonne alors qu'il exhorte : « Ivoiriens de toutes Régions, unissons-nous. » Un message d'espoir et de rassemblement, à quelques mois d'une échéance politique déterminante pour le pays.
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