Equateur : l’examen de listes électorales incorrectes retarde la désignation du deuxième finaliste de la présidentielle – Actualités 11/02/2021
ACTUALITES QUITO, 10 février 2021 (Yeclo avec Xinhua) — Les responsables électoraux en Equateur ont dû examiner plus de 1.000 listes électorales comportant des irrégularités, retardant ainsi l’annonce des deux finalistes qui participeront au second tour de l’élection présidentielle du 11 avril, a annoncé mercredi le Conseil électoral national (CNE).
A l’issue du premier tour organisé dimanche dernier, cette deuxième place se dispute entre l’avocat indigène Yaku Pérez et l’ancien banquier Guillermo Lasso. L’un d’eux affrontera le favori, Andrés Arauz, en avril.
Avec le dépouillement de 99,67% des bulletins de vote en date de mercredi à midi, M. Pérez a obtenu 19,7% des suffrages exprimés, tandis que M. Lasso en a remporté 19,59%, soit une différence d’environ 12.000 voix.
Cependant, 3,53% des registres électoraux (1.415) présentent des défauts – tels que des incohérences numériques, l’absence de signatures des membres des bureaux de vote, des échecs de numérisation par scan ou des plaintes des organisations politiques – qui n’ont toujours pas été réglés, selon les données publiées par la CNE sur son site.
En outre, 0,33% des registres (130) n’ont par ailleurs pas encore été traités, a déclaré le CNE.
La présidente du CNE, Diana Atamaint, a tweeté que l’organe électoral agissait « avec une transparence absolue » dans le processus d’examen et de dépouillement.
Le dépouillement des suffrages se poursuit au milieu d’une certaine tension politique alors que M. Pérez, qui dénonce des irrégularités présumées, a organisé un sit-in devant le siège de la CNE pour, selon lui, protéger les bulletins en sa faveur.
Le Mouvement d’unité plurinationale Pachakutik, dont Yakuk Pérez est le candidat à la présidentielle, a publié tard mardi un communiqué appelant ses partisans à se mobiliser pour défendre leur vote. Pachakutik est la vitrine politique de la puissante Confédération des nationalités indigènes de l’Equateur (CONAIE). Fin