Exclusif / Bendjo appelle à la réconciliation et à la libération des prisonniers politiques

Noël Akossi Bendjo a lancé son appel d'Abobodoumé, en faveur de la réconciliation et de la libération des prisonniers politiques
Noël Akossi Bendjo a lancé son appel d'Abobodoumé, en faveur de la réconciliation et de la libération des prisonniers politiques

C’est une déclaration qui fera sans doute date, appelle à la et à la libération des . C’était au cours d’un meeting, ce samedi 21 avril 2018, à Abobodoumé son village natal (Abidjan). Une cérémonie réunissant les communautés . Et au cours de laquelle l’on a noté la présence très remarquée de , secrétaire exécutif du , Félicien Sékongo, représentant Guillaume Soro, Jean Félicien Gbamnan Djidan, ex-maire (FPI) de Yopougon, ainsi qu’une forte communauté des notabilités agni, baoulé et gouro. Ci-dessous, le discours du maire du Plateau.

Noël Akossi Bendjo, entouré des maires Raoul Aby de Marcory et Paulin Claude Danho d'Attécoubé
Noël Akossi Bendjo, entouré des maires Raoul Aby de Marcory et Paulin Claude Danho d’Attécoubé

Tout en remerciant Dieu pour les grâces dont il nous comble ce jour 21 avril, je voudrais vous prier de joindre vos voix à ma modeste voix pour exprimer toute notre reconnaissance à l’ensemble des délégations venues partager notre immense joie à l’occasion de la cérémonie de soutien et de bénédiction qui nous réunit depuis ce matin.

Aux délégations venues représenter le grand peuple Agni conduites par les vénérables chefs de cantons, messagers des Rois, Nanan Boa de l’Indenie, Nanan Agnini du Djuablin et Nanan Amon N’doufou 5, mo, mo, mo, d’à, d’à, mo.

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Votre présence à nos côtés est l’expression de l’affection filiale que vous m’offrez généreusement depuis que j’ai choisi votre fille, ma très chère et tendre épouse Lydie à mes côtés. A Nanan Koko, reine-mère du Djuablin, assise à côté de sa fille, merci d’être venue nous soutenir.

Le peuple Atchan par ma voix vous dit Nansi, nansi, brobe. Veuillez transmettre aux rois, l’expression de mon respect profond et de la reconnaissance du peuple Atchan. A la délégation du PDCI-RDA, conduite par le Professeur Maurice Kakou Guikahué, chef du secrétariat exécutif, merci pour le soutien de notre grand parti. Aux délégations conduites par les chefs de villages Baoulé, Gouro, Abbey, Attié, votre marque de soutien et votre présence nous rassurent. Au conseil municipal et aux populations du Plateau, soyez remerciés pour tout ce parcours que nous avons fait ensemble. A tous mes amis et connaissances, gratitudes.

Enfin à tout le peuple Atchan conduit par les doyens et chefs des soixante-trois villages Atchan, avec une mention spéciale aux femmes, je vous suis infiniment reconnaissant et vous dit Nansi, Nansi, Nansi pour votre soutien et vos bénédictions. Que Dieu lui même vous rende au centuple l’honneur que vous me faites ce jour.

Je suis fier d’appartenir à ce grand peuple, généreux, doté d’un sens très élevé du sacrifice, de l’hospitalité et de la responsabilité au service de la nation. Nous avons, en illustration de cette réalité Atchan, sacrifié nos terres, notre lagune, souvent un peu de nous-mêmes toutes les fois que la construction de ce pays l’a exigé. Mais, rien ne nous fera sacrifier notre dignité ni aujourd’hui ni demain.

Prêt à poursuivre la mission au Plateau

Les femmes l’ont exprimé samedi au Plateau et tout le peuple Atchan dans son intégralité aujourd’hui à Abobodoumé. Merci au peuple Atchan pour ces deux cérémonies de soutien et de bénédiction voulues et organisées par les femmes et les chefs.

Fort de votre soutien, je me sens prêt à poursuivre, avec tous mes frères cadres et élus, la mission que vous nous avez confiée, afin de contribuer d’avantage au bonheur du peuple de Côte d’Ivoire  dont les attentes sont si grandes. Continuez de prier afin de nous aider à promouvoir un esprit nouveau au sein de la classe politique.

« Pour se réconcilier, on n’apporte pas un couteau qui tranche, mais une aiguille qui coud, dit un proverbe africain »

Car les populations, les citoyens ont soif de vivre des valeurs qui les rassemblent, des valeurs qui ne les éloignent pas les uns des autres, mais qui, bien au contraire, resserrent le tissu social et donnent un sens à leur vie quotidienne souvent difficile. Les populations aspirent à l’espoir d’une vie meilleure pour elles-mêmes et leur descendance.

Appel à la réconciliation

Cérémonie d'hommage à Bendjo, samedi 21 avril 2018, à Abobodoumé
Cérémonie d’hommage à Bendjo, samedi 21 avril 2018, à Abobodoumé

« La Constitution ne fait pas de nous, hommes politiques, des hommes qui rivalisent pour le pouvoir, mais des hommes qui s’associent pour le progrès », disait John Kennedy. Nous devons à tous les niveaux intégrer au plus profond de nous, le besoin et le désir du peuple ivoirien de vivre une véritable réconciliation qui ouvre enfin la porte de cette paix durable si indispensable à la poursuite de la construction de notre pays.

Pour se réconcilier, on n’apporte pas un couteau qui tranche, mais une aiguille qui coud, dit un proverbe africain, une aiguille qui permet de réparer toutes les déchirures. Peuple Atchan, nos traditions nous prédisposent à ce rôle « d’aiguille ».

Et, en matière de réconciliation, nous les Africains avons un modèle que nous devons copier. Il s’appelle  Nelson Mandela. C’est cet homme qui, après vingt-sept ans de vie en prison, a tendu la main à ses geôliers pour bâtir la Nation « Arc en ciel » d’Afrique du Sud, symbole d’humilité, de pardon et de réconciliation.

Mandela doit être pour nous tous ivoiriens une source d’inspiration. La Place de la Réconciliation Nelson Mandela que nous allons bientôt inaugurer au Plateau est l’expression de notre volonté d’apporter notre modeste contribution au processus de réconciliation dans notre pays.

Retour d’exil et libération des prisonniers politiques

Je voudrais nourrir l’espoir, que cette réconciliation aboutisse au retour d’exil, et à la sortie de prison de tous nos frères afin d’apprendre à nouveau à vivre ensemble de partage et de solidarité. Le désespoir n’est pas Ivoirien, dans le dialogue, nous parviendrons à nous surpasser pour nous entendre car, comme disait le père de la nation, « Le dialogue est l’arme des forts ».

Fiers Ivoiriens, fières Ivoiriennes, notre hymne national nous rappelle tous les jours que « si nous avons dans la paix ramené la liberté, notre devoir sera d’être un modèle de l’Espérance promise à l’humanité, en forgeant unis dans la foi nouvelle, la patrie de la vraie fraternité ». Vive le peuple Atchan, vive la Côte d’Ivoire !

Bendjo tout feu tout flamme : « Nous irons jusqu’au bout, parce que nous avons les moyens et les hommes »

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