Frais d’inscription mafieux à l’école : Mamadou Koulibaly dénonce

Le premier ministre Amadou Gon Coulibaly et Mamadou Koulibaly
Le premier ministre Amadou Gon Coulibaly et Mamadou Koulibaly

s’est prononcé sur les grèves qui minent le système éducatif ivoirien ainsi que les taxations parallèles. « Depuis la maternelle à l’école primaire, qu’est-ce qui ne va pas ? », s’est-il interrogé.

Mamadou Koulibaly, n’est pas resté muet sur ces derniers événements qui ont secoué le milieu estudiantin et scolaire. « La semaine dernière j’avais cour à l’université, j’arrive, il n’y a pas d’étudiants. Je rencontre l’ancien doyen de la faculté, il me dit qu’il y a grève des enseignants. Nous avons terminé la semaine, j’ai perdu 3 heures. En début de semaine, j’ai continué l’enseignement, la grève a repris, j’ai perdu encore 3 heures. Avant-hier, je reprends les enseignements, les lacrymogènes, les policiers et les étudiants se tapent dessus sur le campus. J’ai pû faire mon cours mais de nombreux étudiants ont perdu eux-aussi quelques heures », a-t-il déclaré.

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Et de souligner les désagréments que ces faits ont engendré : « Motif : il y a des taxations parallèles dans le système éducatif qui ne semblent pas avoir été votés par un parlement mais qui sont imposés aux parents d’élèves aux élèves et étudiants et jusqu’à présent, aucune modalité pour traiter la question n’a encore pas été trouvée. J’ai perdu 6 heures de cours, les étudiants en ont perdu certainement plus, les policiers du lacrymogène, les voisins, les véhicules qui circulent autour de l’université, du temps perdu, et parfois même des blessés ».

Aussi, s’est-il interrogé. Premièrement : « Cela veut-il dire que dans ce pays, des gens peuvent se lever pour faire des prélèvements obligatoires qui ne sont votés par personne ? ». Dans la mesure où le parlement ne dit pas que c’est un impôt réglementaire qu’il faut payer.  « Le gouvernement dit que ce sont les parents d’élèves qui décident », selon lui.

Le candidat à la mairie d’ a poussé plus loin ses interrogations : « Mais est-ce que la loi permet à des citoyens ordinaires de lever, de fixer un impôt, un prélèvement obligatoire sur d’autres citoyens, de les encaisser, de les utiliser sans que ces principes de prélèvements d’impôts ne soient autorisés par un parlement ? ».

« Deuxièmement : sommes-nous dans un pays où aucune instance, aucune institution, aucun cadre de dialogue social, qui fasse que l’on puisse s’asseoir et discuter pour trouver des solutions aux problèmes de ce pays ? Est-ce que toutes les instances mises en place de plaidoyer, de négociation, d’arrangement, de paix sont totalement inutiles ? », a-t-il poursuivi.

« Gouvernement, étudiants, enseignants, on se parle, on fait la liste des problèmes, on voit les priorités, ceux qu’on peut traiter tout de suite, ceux qu’on peut traiter plus tard, on les traite »

« Ne peut-on pas mettre en Côte d’Ivoire les enseignants, les étudiants, les parents, l’administration pour traiter la question de l’école ? Un jour ce sont les étudiants qui sont en grève, la semaine d’après, ce sont les enseignants qui sont en grève. Pourquoi, enseignants, administration, gouvernement ne s’assoient pas pour discuter des problèmes de l’école ? Depuis la maternelle à l’école primaire, qu’est-ce qui ne va pas ? », a demandé le professeur d’économie.

Enfin, Koulibaly a souhaité que des solutions soient trouvées et qu’on marche sur la base de ces solutions. Car pour lui, les problèmes, les conflits sociaux se gèrent. De ce fait : « Gouvernement, étudiants, enseignants, on se parle, on fait la liste des problèmes, on voit les priorités, ceux qu’on peut traiter tout de suite, ceux qu’on peut traiter plus tard, on les traite et on reprend l’école normalement. Nous nous amusons tous, nous faisons de cours, dispensons des enseignements mais en réalité les programmes ne sont pas achevés et les objectifs ne seront pas atteints », a-t-il proposé.

Prince Beganssou

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