Le président botswanais Duma Gideon Boko a reçu en audience, le 30 juillet 2026 à Gaborone, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, quelques heures avant la signature du premier accord de coopération entre la Côte d'Ivoire et le Botswana dans les secteurs des mines et de l'énergie.

Porteur des salutations du président Alassane Ouattara, le ministre ivoirien a échangé avec le chef de l'État botswanais sur les perspectives ouvertes par ce partenariat, ainsi que sur le Salon international des ressources extractives et énergétiques (Sirexe), prévu fin novembre 2026 à Abidjan, dont le Botswana sera le pays invité d'honneur. Duma Gideon Boko a confirmé à cette occasion la visite d'État qu'il effectuera en Côte d'Ivoire en marge de l'événement.

« Le président Duma Gideon Boko est convaincu que cette coopération sera un bon exemple par les résultats qu'elle produira », a indiqué Mamadou Sangafowa-Coulibaly à l'issue de l'audience.

Une référence mondiale en gouvernance minière

Pour Abidjan, cette coopération doit permettre de tirer parti de l'expérience du Botswana, considéré comme une référence mondiale en matière de gouvernance minière, de valorisation des ressources naturelles et de développement d'une industrie extractive à forte valeur ajoutée. La ministre botswanaise des Mines et de l'Énergie, Bogolo Joy Kenewendo, a estimé que cet accord démontre la possibilité, en Afrique, de partager les expériences et d'aboutir à des résultats tangibles dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

Pour Gaborone, ce partenariat offre l'occasion de consolider son rôle de référence dans les industries minières africaines, tout en s'inspirant de l'expertise ivoirienne dans la recherche aurifère, en forte croissance depuis une dizaine d'années.

Cette audience prolonge le tête-à-tête entre Alassane Ouattara et Duma Gideon Boko tenu en mai 2026 à Nairobi, au Kenya, qui avait posé les bases de ce rapprochement. Elle confère une dimension politique à ce premier accord bilatéral, présenté comme un catalyseur de transferts de compétences, d'investissements et de création de valeur dans les industries extractives africaines.