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Gbagbo au stade d’Angré de Cocody : « Sans emprunt, j’ai bâti l’Assemblée de Yamoussoukro »

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by Christian Aka
Gbagbo au stade d’Angré de Cocody : « Sans emprunt, j’ai bâti l’Assemblée de Yamoussoukro »
Laurent Gbagbo au Stade d’Angré de Cocody ce 1er Mars 2025 © Crédit Photo DR

Dans un discours marquant au stade d'Angré de  Côte d'Ivoire le 1er mars 2025, Laurent Gbagbo détaille sa vision du développement national, mettant en avant une gestion sans endettement et un aménagement territorial équilibré.

repositionne le débat sur le développement de la Côte d'Ivoire. Face à une foule rassemblée au stade d'Angré ce 1er mars 2025, l'ancien président met en avant un bilan significatif : « J'ai construit l'Assemblée nationale de Yamoussoukro et je n'ai pas emprunté pour le faire. » Une déclaration qui résonne dans le contexte actuel d'endettement croissant du pays.

Cette affirmation s'accompagne d'un rappel historique : « Celui qui a fait que l'autoroute va d'Abidjan à Yamoussoukro, c'est Gbagbo Laurent. » Des réalisations qui témoignent d'une vision spécifique du développement national.

Une vision décentralisée du développement

Le leader politique propose une approche innovante de l'aménagement territorial. « La capitale sera à Yamoussoukro, mais on ne mettra pas les usines à Yamoussoukro. On peut les mettre dans les villes environnantes : Tiébissou, Sinfra, Singrobo », explique-t-il, dessinant les contours d'un développement régional équilibré.

Cette stratégie de décentralisation industrielle vise à éviter la concentration excessive des activités économiques. Une approche qui contraste avec les politiques actuelles de développement urbain.

Le défi foncier au cœur des préoccupations

La question foncière occupe une place centrale dans cette vision. « Vous trouvez un bout de terre, il y a 4, 5 personnes qui ont un . Prenons garde. Sinon, nous allons avoir des problèmes de terre », avertit Gbagbo, pointant les risques d'une gestion désordonnée du foncier.

La situation d'Adjamé illustre ces tensions. « Je trouve que ce qu'ils ont fait à Adjamé est une honte pour la Côte d'Ivoire. Un matin, on casse ses villages… Je ne suis pas d'accord ! », dénonce-t-il, rappelant qu'aucune politique de développement ne devrait « déshumaniser les hommes ».

Des solutions législatives et politiques

Pour répondre à ces défis, Laurent Gbagbo propose une réforme législative claire : « Si nous voulons éviter des bagarres, des guerres liées au foncier, il nous faut une loi liée au foncier. » Une proposition qui s'inscrit dans une vision plus large de gouvernance.

L'ancien président conclut par un appel à l'action : « Soyez forts, faites la campagne, pour que nous reprenions le pouvoir. » Un message qui lie directement la question du développement à celle de la gouvernance politique.

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