Ghana : Damana Pickass arrêté par Interpol sera-t-il extradé vers la Côte d’Ivoire ?

Damana Adia Pickass, à Accra en 2014

arrêté par Interpol au . Selon , secrétaire national de la jeunesse du front populaire ivoirien (FPI) version Gbagbo ou rien, Damana Adia Pickass, vice président de ladite tendance a été interpellé au Ghana par Interpol ce lundi 25 mars 2019.

« Ghana : Arrestation du vice-président du FPI Damana Pickass par interpol, depuis ce matin. Attention  ! Je ne supporte pas ça ! », Pouvait-on lire sur la page Facebook de Justin Koua.

Une source proche du concerné vient soutenir la publication de Justin Koua avec des éléments un peu plus clairs: «Suite aux mandats d’arrêts qui étaient lancés contre lui par le régime ouattara, interpol Ghana a mis aux arrêts Damana Pickass ce jour en fin de matinée. Et pourtant dramane dit avoir annulé ces mandats par une ordonnance d’amnistie. Malgré les explications données aux autorités policières Ghanéenes par le concerné et le ministre , porte parole du Président , celles-ci sont restées inflexibles jusqu’à présent, expliquant n’avoir rien reçu du regime ouattara depuis pour l’annulation de ces mandats. Aussi sont-elles rentrées en contact avec Abidjan et sont dans l’attente de leurs instructions pour la suite. Après des tours dans plusieurs services, le Vice-président est trimbalé de bureau en bureau et est en ce moment dans les locaux d’interpol Ghana, après un passage au ministère de l’intérieur».

A lire aussi : Ghana : Katinan Koné brièvement interpellé à l’aéroport d’Accra

Notons que Damana Pickass qui avait pris une part active dans la crise post-électorale (C’est lui qui avait arraché des mains de Yacouba Bamba, alors porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI) des fiches qui contenaient les résultats), vit en exil depuis la fin de la crise post-électorale de 2010.

Depuis, plusieurs mandats d’arrêts ont été lancés contre lui pour son rôle joué dans la crise post-électorale et des tentatives de déstabilisation du pouvoir d’Abidjan.

Cependant, l’amnistie pris par Alassane Ouattara en août 2018 laissait croire que les autorités abidjanaises abandonnaient toutes formes de poursuites judiciaires contre les acteurs de la crise post-électorale.

L’arrestation de Damana Pickass vient porter des interrogations dans le camp de Laurent Gbagbo. Certains voient le double-jeu du parti au pouvoir, pour d’autres par contre c’est inéluctablement la main obscure d’Affi N’Guessan, président reconnu par les autorités ivoiriennes, qui n’est plus en odeur de sainteté avec ses anciens camarades de lutte. Des brouilles qui se sont d’ailleurs amplifiées après sa tentative de rencontre avortée avec Laurent Gbagbo la semaine dernière.

Roxane Ouattara