Grève à l’université de Cocody : Le MFA exige « la suspension d’un décret de 1976 appliqué en 2019 dans un programme futuriste comme le LMD »

Marche verte des enseignants-chercheurs de l'université de Cocody, le 21 février 2019
Marche verte des enseignants-chercheurs de l'université de Cocody, le 21 février 2019

Déclaration du Mouvement des Forces d’Avenir () d’Azoumana Moutayé, relative à la situation qui prévaut actuellement dans le secteur éducation/formation de la Côte d’Ivoire.

Depuis plusieurs semaines, le secteur éducation/formation de notre pays est complètement à l’arrêt. Une situation, qui de toute évidence, perdure et risque de mettre à mal l’avenir des centaines de milliers de nos jeunes concitoyens.

En effet, force est de constater que du cycle primaire au cycle supérieur en passant par le cycle secondaire, les enseignements et autres formations académiques ne sont plus dispensés. Cela est d’autant plus grave que nous semblons assister à un dialogue de sourds entre syndicats et gouvernement. Toute chose qui entame très gravement l’équilibre social et les fondamentaux structurels d’un pays qui aspire à l’émergence. En réalité, peut-on véritablement amorcer une émergence sans mettre le secteur éducation/formation au centre de ses priorités?

Cette interrogation soulève donc la nécessité absolue de comprendre l’enjeu face auquel nous sommes confrontés dans cette situation qui a besoin d’être réglée dans les meilleurs délais. C’est pourquoi, le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), fidèle à son engagement d’œuvrer pour une Côte d’Ivoire prospère et réconciliée, exhorte le gouvernement à prendre au plus vite toutes les dispositions nécessaires pour ramener le calme et la sérénité dans ce secteur clé de l’animation sociale d’une nation forte et stable. Et cela passe nécessairement par l’ouverture d’un cadre permanent de concertation qui se veut inclusif afin d’asseoir les bases d’une solution durable dans un secteur aussi vital dont la qualité et la productivité ne sauraient souffrir continuellement de pareilles crises.

A lire aussi : Grève à l’université de Cocody : Comprendre la vraie origine de la crise (CNEC)

En outre, le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) condamne avec la plus grande fermeté les violences enregistrées dans la ville de Bouaké, avec la calcination de plusieurs motocyclettes appartenant à des syndicalistes et demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de diligenter une enquête pour identifier et faire subir la rigueur de la loi aux auteurs de cet acte ignoble d’un autre âge.

Pour le cas spécifique de l’enseignement supérieur, le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) demande au gouvernement de faire diligence pour ramener au plus vite le calme et la sérénité dans nos universités et particulièrement à l’université de Félix Houphouët-Boigny, la plus grande de notre pays. Pour y parvenir, le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA) demande :

La libération sans condition des syndicalistes emprisonnés ; la création d’un cadre de concertation avec toutes les parties prenantes en vue de discuter dans la sérénité des problèmes d’ordre corporatistes et académiques, notamment le payement des ponctions  d’heures complémentaires dues aux enseignants chercheurs et chercheurs depuis  2016, la suspension d’un décret datant de 1976 que les autorités universitaires veulent appliquer en 2019 dans un programme futuriste comme le LMD.

Le Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), invite toutes les parties prenantes à considérer l’intérêt supérieur de la nation afin de garantir un avenir meilleur à nos enfants et à notre jeunesse.

Fait à Abidjan, le 28 février 2019

La Haute Direction du Parti