La fonction publique ivoirienne paralysée par une grève de trois jours. Les secteurs de l'éducation, de la santé et des affaires sociales fortement mobilisés du 15 au 17 octobre.

La fonction publique ivoirienne connaît un mouvement de grève d'une ampleur inattendue depuis le 15 octobre 2024. Les agents de l'État des secteurs de l'éducation-formation, de la santé et des affaires sociales ont massivement suivi le mot d'ordre syndical. Cette mobilisation survient alors que le président est absent du pays depuis le 1er octobre.

Grève fonction publique ivoirienne

Le succès de la grève a surpris le gouvernement et les observateurs. Les ministres Anne-Désirée Ouloto et n'ont pas réussi à dissuader les fonctionnaires de participer au mouvement. Les menaces de sanctions n'ont pas eu l'effet dissuasif escompté.

Le journaliste Ferro Bally rapporte les propos d'un gréviste citant Friedrich Von Schiller : « Les grands arrêteront de dominer quand les petits arrêteront de ramper ». Cette citation illustre la détermination des manifestants face aux pressions.

Le gouvernement change de stratégie

Confronté à l'ampleur de la mobilisation, l'exécutif a dû revoir sa position. Anne-Désirée Ouloto, ministre d'État chargée de la Fonction publique, a annoncé la tenue d'une réunion du comité consultatif de la fonction publique le 17 octobre, dernier jour de la grève.

Ferro Bally souligne le changement de ton : « Le premier point de l'ordre du jour a valeur d'une sorte de capitulation : examen des revendications relatives aux primes d'incitation des agents grévistes, dont personne ne voulait entendre parler ». Cette décision marque un revirement significatif de la part des autorités.

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La ministre ne condamne plus le mouvement et lève implicitement l'interdiction de grève. Cette nouvelle approche intervient après trois jours de mobilisation qui ont perturbé le fonctionnement de l'administration ivoirienne.

Le rapport de force entre le gouvernement et les syndicats semble évoluer en faveur de ces derniers. Comme le rappelle un adage ivoirien cité par Ferro Bally : « La puissance respecte la puissance ». Les grévistes ont démontré leur capacité à influencer l'agenda politique et à obtenir l'ouverture de négociations sur leurs revendications.

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