La croissance économique du Kenya devrait s’élever à 4,9% en 2021 : prévision – Actualités 17/02/2021
ACTUALITES NAIROBI, 17 février 2021 (Yeclo avec Xinhua) — Des experts ont estimé mercredi que la croissance économique du Kenya devrait s’élever à 4,9% en 2021, suite à la décision tactique du pays d’assouplir ses restrictions pour lutter contre le COVID-19.
John Gachora, directeur général du groupe bancaire régional NCBA, basé au Kenya, a déclaré lors d’une réunion en ligne que l’économie du pays devrait afficher une contraction en 2020, selon les estimations, en raison de l’impact massif et généralisé de la pandémie au deuxième et au troisième trimestre.
« Pour l’avenir cependant, nous avons des raisons d’être optimistes, car le redémarrage par étapes de l’économie a permis un retour de l’activité économique à près de 80% [de son niveau normal] grâce à l’amélioration de la mobilité des consommateurs et des travailleurs et à la restauration des chaînes d’approvisionnement », a déclaré M. Gachora à l’occasion de la publication des nouvelles prévisions économiques de son groupe.
Le groupe NCBA est implanté dans cinq pays d’Afrique comprenant le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda et la Côte d’Ivoire.
La reprise économique nécessitera des mesures audacieuses, innovantes et extraordinaires de la part des décideurs politiques, selon M. Gachora.
« La pandémie de COVID-19 continue de désorganiser nos vies, nos entreprises et nos économies d’une manière sans précédent avec des conséquences profondes et étendues dans la manière dont nous vivons et agissons », a-t-il observé, appelant le gouvernement à se concentrer sur la question sanitaire avec une priorité au déploiement rapide du vaccin qui devrait contribuer à renforcer la confiance dans l’économie de manière générale.
Le programme de stimulation économique post-COVID-19 de 57 milliards de shillings (520 millions de dollars américains) a permis de restaurer l’activité dans certains secteurs, en particulier dans celui de la construction, et de réduire l’impact négatif sur d’autres secteurs, avec des retombées positives sur le produit intérieur brut (PIB), a indiqué M. Gachor. Fin