La nomination de la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala à la tête de l’OMC bien accueillie par les experts sénégalais – Actualités 15/02/2021
ACTUALITES DAKAR, 15 février 2021 (Yeclo avec Xinhua) — Des experts sénégalais se sont félicités de la nomination ce lundi de la Nigériane, Ngozi Okonjo-Iweala, première femme et première Africaine, en tant que directrice générale de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).
« Depuis la création de l’OMC, c’est pour la première fois qu’une femme atterrisse à la tête de l’Organisation et qui est Africaine. C’est pour la première fois qu’un Africain accède à ce poste. C’est doublement symbolique », a déclaré Boubacar Mbodji, directeur du Commerce extérieur du Sénégal.
« Au départ, l’Afrique avait quatre candidats, mais le profil de la Nigériane a fini par faire la différence. Elle fait une campagne très agressive. Elle a fait des rencontres virtuelles avec les ministres du Commerce. Elle a exposé un programme », a expliqué M. Mbodji, ajoutant que la nouvelle dirigeante de l’OMC a aussi un profil avantageux.
« Elle a fait ses lettres de noblesse à la Banque mondiale et au niveau du gouvernement du Nigeria qui est une grande économie. L’Afrique peut s’estimer satisfaite de cette nomination », a-t-il ajouté.
D’autres experts sénégalais ont aussi accueilli positivement l’arrivée d’une Africaine à la tête de l’OMC.
« C’est un bon coup pour la diplomatie africaine. L’Afrique a été plébiscitée. Ce que je lui souhaite, c’est de ne pas décevoir l’espoir placé en l’Afrique. Autant dire qu’elle doit relever les défis », a dit Edouard Touré, journaliste à l’Agence de presse africaine dont le siège est à Dakar.
« C’est sûr que dans ce contexte de pandémie de COVID-19, sa mission est difficile, mais on attend qu’elle puisse parvenir à rééquilibrer le commerce mondial, surtout pour la période post-COVID-19. C’est là surtout qu’elle est le plus attendue », a-t-il expliqué.
Pour Alioune Kane Ndiaye, coordonnateur du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES), « c’est une très bonne nouvelle pour l’Afrique, une très bonne nouvelle pour les femmes africaines ».
« C’est l’aboutissement, le couronnement d’une carrière extrêmement riche de cette femme qui a dirigé à deux reprises, le ministère des Finances du Nigeria, la première puissance économique du continent africain », a-t-il indiqué.
« Je pense qu’elle pourrait être l’avocate de l’Afrique lors des négociations commerciales, mais également jouer un rôle dans l’augmentation de l’Afrique dans le commerce international », a poursuivi M. Ndiaye, ajoutant que « l’Afrique pèse un poids très léger dans le commerce international, malgré son poids démographique, économique et son potentiel en terme de matières premières ». Fin