Ferro Bally, le journaliste ivoirien, analyse l’efficacité de l’aides sociale en Côte d’Ivoire. 236 milliards pour 8% des ménages, un résultat qui interroge.

Dans une analyse percutante, le journaliste ivoirien Ferro Bally décortique l’efficacité des programmes sociaux nationaux. Son investigation met en lumière le décalage entre les investissements massifs et leurs résultats.

« Ce sont des miroirs aux alouettes », écrit Ferro Bally, pointant les limites des dispositifs d’aide. Le journaliste appuie son analyse sur des chiffres révélateurs : 236 milliards FCFA mobilisés pour seulement 8,13% des ménages touchés.

L’analyse du FAFCI

Ferro Bally examine le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire. « Leur impact se découvre clairement insignifiant et jure avec les sommes colossales englouties », note le journaliste, évoquant les 80 milliards FCFA investis.

Son enquête révèle que 400.000 femmes bénéficient du programme. Le journaliste relève l’annonce d’une dotation additionnelle de 400 millions FCFA, tout en questionnant son efficacité réelle.

Le PFSP sous la loupe

Le Programme des filets sociaux productifs retient également l’attention du journaliste. Ferro Bally souligne que 156 milliards FCFA ont été « officiellement distribués à 457.000 ménages de 2017 à 2024 ».

« Sur 5 millions 616 mille 487 ménages identifiés, ce sont seulement 8,13% qui sont concernés par cette initiative », calcule le journaliste, démontrant la portée limitée du programme.

Ferro Bally observe que « la cadence de réduction de la pauvreté, très lente, reste en déphasage flagrant avec la croissance économique spectaculaire ». Son analyse révèle un taux de pauvreté de 37,5% en 2021-2022.

Le journaliste confronte les chiffres officiels à la réalité du terrain. Il démontre l’écart entre les ambitions affichées et les résultats concrets des programmes.

« La lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité, et la quête pour la promotion économique et sociale des populations donnent des résultats décevants », conclut Ferro Bally dans son analyse.

Le journaliste termine sur un constat sociétal : « Une minorité de riches cohabite avec le gros des troupes : les pauvres », illustrant ainsi la persistance des inégalités malgré les programmes sociaux.

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