Le poste frontalier de Diby, dans la sous-préfecture de Maféré (région du Sud-Comoé), a accueilli jeudi 24 septembre 2026 la cérémonie officielle de remise des bornes-pilier (BP) 55 et 45, construites sur un tronçon de 150 kilomètres de la frontière terrestre entre la Côte d'Ivoire et le Ghana.

La cérémonie a été co-présidée par le secrétaire exécutif de la Commission nationale des Frontières de la Côte d'Ivoire (CNF-CI), Diakalidia Konaté, et le commissaire général de la Commission des Frontières du Ghana, Anthony Ntem. Elle a réuni l'ambassadeur d'Allemagne, Matthias Weltin, le préfet de région du Sud-Comoé, Ibrahima Cissé, le ministre ghanéen de la région Ouest, Wilbert Petty Brentum, représentant le ministre de la Décentralisation du Ghana, ainsi que des chefs des populations frontalières.

Côte d’Ivoire-Ghana : remise des bornes frontalières BP 55
Les commissions des Frontières Côte d’Ivoire-Ghana ont visité mardi 22 septembre 2026 les bornes BP 55 et BP 55-1, sur 150 km de tracé terrestre.

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Cette étape marque la fin de la première phase du processus de réaffirmation des frontières communes aux deux pays. Selon Diakalidia Konaté, le tronçon traité part de la BP 55, en bordure de mer entre Newtown (Ghana) et Afforenou (Côte d'Ivoire), jusqu'à la BP 45, entre Yaou (Côte d'Ivoire) et N'siakrom (Ghana). Il a permis la construction de 78 bornes, dont 10 bornes principales, quatre aux points de passage et 64 intermédiaires.

« C'est un marqueur historique. Nous venons de construire des bornes frontières qui marquent les limites de la souveraineté de nos États. Nous venons de bâtir un pont de fraternité, d'amitié et de coopération », a déclaré Diakalidia Konaté.

Une deuxième phase attendue avant fin décembre

Diakalidia Konaté a annoncé que la Commission technique mixte de réaffirmation de la frontière lancera la deuxième phase avant la fin de l'année 2026. Les deux Commissions prévoient, dans les prochaines semaines, un cadre de coopération transfrontalière entre le Sud-Comoé et le Sud-Ouest du Ghana, sur le modèle de l'accord conclu en 2025 entre le Bounkani, en Côte d'Ivoire, et la Savannah, au Ghana.

Anthony Ntem a souligné que la réaffirmation des frontières demeure « un outil de collaboration pour faire face aux défis communs que les populations frontalières des deux pays partagent ». L'ambassadeur allemand Matthias Weltin, dont le pays finance le projet via l'Agence allemande de coopération internationale (GIZ), a estimé que la démarcation devrait faire de ces frontières « un point d'échanges, d'union et de collaboration ».

Anderson Atta, président de la mutuelle de développement de Diby et porte-parole des populations frontalières ivoiriennes, s'est félicité de l'opération : « La frontière n'est pas un mur qui isole, mais un pont qui rassemble ». Le projet est mené avec l'appui du Programme Frontière de l'Union africaine.