Le Maroc appuie le processus nécessaire et pragmatique de réforme institutionnelle de l’UA – Actualités 07/02/2021
ACTUALITES RABAT, 6 février 2021 (Yeclo avec Xinhua) — Le Maroc, en tant que membre du Comité consultatif sur la réforme institutionnelle de l’Union africaine (UA), appuie le processus de réforme institutionnelle de l’UA depuis son lancement, parce qu’il est nécessaire dans sa substance et pragmatique dans sa démarche, a affirmé samedi le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.
Intervenant à l’occasion de la 34e session ordinaire du Sommet de l’UA, qui se tient par visioconférence, le ministre a indiqué que « notre famille institutionnelle doit évoluer vers une plus grande efficacité et une rationalisation de l’organisation panafricaine, afin d’être en phase avec les attentes des populations africaines ».
C’est dans cet esprit que le royaume s’est inscrit dans le processus de réforme institutionnelle de l’UA, notant dans ce sens que « le rapport intérimaire sur la réforme institutionnelle de l’UA, présenté par le président de la République du Rwanda, Paul Kagamé, est un exemple de détermination structurante et de leadership clairvoyant, sur un chantier des plus stratégiques pour notre Union ».
Pour le Maroc, 2021 est « aussi déterminante que 2002, qui a vu notre organisation faire sa première mue institutionnelle. A ceci près que nous le faisons aujourd’hui avec le recul de l’expérience, avec la confiance de nos acquis, mais aussi les enseignements de nos lacunes », a relevé M. Bourita.
« Nous devons prendre la mesure de ce tournant institutionnel », a-t-il souligné, estimant que l’UA est au commencement d’un chapitre nouveau que nous voulons enraciner dans le panafricanisme authentique, qui s’inspire de la vision des pères fondateurs.
Ainsi, le Maroc se félicite du fait que, grâce au leadership de M. Kagamé et de l’engagement du président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, ce processus se déroule à travers une démarche exemplaire de dialogue, de co-construction et de co-appropriation, dans laquelle nous nous mobilisons pour moderniser l’UA et l’outiller pour l’avenir, a-t-il ajouté.
Mais autant le Maroc se félicite des progrès réalisés dans la mise en place des organes et structures décidés par ce processus, autant il souligne l’importance de parachever ce processus de manière prompte, dans un esprit de consensus et de co-appropriation, a rappelé le ministre, relevant que « la crédibilité de notre organisation se détermine à la lumière de sa cohérence et de son efficacité ».
C’est pour cela que le royaume reste convaincu que la réforme aura un goût d’inachevé tant que l’un des organes principaux de l’UA, en l’occurrence le Conseil de paix et de sécurité, n’a pas fait l’objet d’un examen lucide et d’une réforme profonde, comme l’a recommandé le rapport du président Kagamé, a-t-il fait observer, appelant à s’y atteler sans retard, « si nous tenons à nous donner les outils de raffermir la paix et la stabilité de notre continent ». Fin