Le limogeage des directeurs généraux de la RTI et du CCA, annoncé lors du dernier Conseil des ministres, a été accueilli avec une certaine réserve par le Cadre restreint de GPS.

Si l'organisation salue ces premières mesures, elle les juge insuffisantes et appelle à des réformes structurelles profondes pour lutter contre la corruption et la mauvaise gestion au sein des entreprises publiques.

Des malversations qui ne datent pas d'hier

Les malversations financières constatées au sein de ces deux structures ne sont malheureusement pas des cas isolés. Elles s'inscrivent dans un contexte de mauvaise gouvernance chronique qui gangrène les entreprises publiques ivoiriennes depuis de nombreuses années.

Le Cadre restreint de s'interroge sur la passivité des conseils d'administration et des organes de contrôle face à ces agissements. Comment de tels actes de « cavalerie financière » ont-ils pu se produire aussi longtemps sans être inquiétés ? La responsabilité de ces instances est clairement engagée et des sanctions doivent également être prises à leur encontre.

L'impunité, une gangrène qui ronge l'État

Au-delà des sanctions individuelles, c'est tout le système de gouvernance des entreprises publiques qui doit être revu en profondeur. La création d'un ministère dédié au suivi de ces entreprises, le Ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l'État et des Entreprises Publiques, n'a manifestement pas permis d'enrayer la spirale de la corruption.

Le Cadre restreint de GPS dénonce l'impunité dont bénéficient les cadres véreux qui pillent les ressources publiques en toute impunité. Malgré les discours sur la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, aucun procès n'a jamais été mené à son terme pour sanctionner ces actes de malversation.

Cette culture de l'impunité est d'autant plus inacceptable qu'elle contraste avec la célérité avec laquelle les opposants politiques sont brocardés par la justice. Les Ivoiriens sont en droit de se demander à quand la fin de ce système à deux vitesses ?

Des mesures fortes pour sortir de l'ornière

Face à cette situation alarmante, le Cadre restreint de GPS exige des mesures fortes de la part des autorités :

Saisir les députés afin de traduire les auteurs de ces malversations en justice.

Dissoudre le Ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l'État et des Entreprises Publiques, dont l'inefficacité est flagrante.

La rédaction vous conseille

Mettre fin à la pratique des « parapluies politiques » qui protègent certains cadres du parti au pouvoir.

Seules des réformes profondes et une application rigoureuse de la loi permettront de mettre un terme à la gabegie qui gangrène les entreprises publiques et de garantir une gestion saine et transparente des ressources de l'État.

Le Cadre restreint de GPS appelle à une mobilisation citoyenne pour exiger des comptes aux responsables et instaurer un véritable État de droit en Côte d'Ivoire.

Les derniers articles sur YECLO