Choguel Maïga est placé en garde à vue au Mali pour détournement. L'ex-Premier ministre est accusé d'avoir dépensé 15 millions FCFA pour une cérémonie d'une journée selon le rapport du Vérificateur.

Le scandale Choguel Maïga au pour détournement prend une tournure spectaculaire avec la révélation de dépenses pharamineuses. L'ancien Premier ministre et quatre de ses collaborateurs sont accusés d'avoir dilapidé les fonds publics lors de leur passage à la tête du gouvernement de transition. Le Bureau du Vérificateur général pointe des irrégularités de plusieurs millions de francs CFA.

La cérémonie de Konobougou cristallise toutes les critiques. Pour un événement d'une seule journée, l'équipe de Choguel Maïga a engagé 15 millions de FCFA de frais de mission. Un montant démesuré comparé aux 75 000 FCFA quotidiens prévus par la réglementation malienne, soit un dépassement de 200 fois le plafond légal.

L'AGEFAU, une manne financière détournée

Au-delà de ces excès protocolaires, l'ancien Premier ministre est soupçonné d'avoir utilisé l'Agence de gestion du Fonds d'accès universel comme sa « tirelire personnelle ». En tant que président du conseil d'administration, Choguel Maïga supervisait ce fonds destiné à développer les télécommunications dans les zones rurales maliennes.

Le rapport d'audit révèle « des contrats attribués sans appel d'offres et des dépenses sans justificatifs ». Plusieurs marchés publics auraient été octroyés à des entreprises proches de l'entourage de l'ex-Premier ministre, selon les enquêteurs du Pôle économique et financier de Bamako.

La chute d'un opposant aux militaires

Cette affaire judiciaire intervient neuf mois après le limogeage retentissant de Choguel Maïga. L'ancien dirigeant avait osé défier publiquement la junte du colonel , dénonçant « une transition qui s'éternise sans objectifs clairs ». Ses critiques lui avaient valu d'être écarté du pouvoir en novembre 2024.

Aujourd'hui en garde à vue avec son ancien directeur de cabinet Issiaka Ahmadou Singaré, Choguel Maïga clame son innocence par la voix de son avocat Me Cheick Oumar Konaré. Ce dernier dénonce « une procédure politique visant à discréditer un opposant gênant ». Les prochaines semaines diront si cette défense convaincra les magistrats maliens.

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