La sécurité au Burkina Faso soulève des questions après la publication d'un rapport de Human Rights Watch sur le massacre de Barsalogho, révélant la mise en danger de civils par l'armée.

La sécurité au connaît un nouveau revers avec la publication du rapport de Human Rights Watch sur le massacre de Barsalogho. L'ONG dénombre 133 victimes, dont plusieurs dizaines d'enfants, et 200 blessés dans cette attaque perpétrée le 24 août. Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, revendique cette opération.

Massacre de Barsalogho au Burkina

Le rapport détaille l'utilisation de civils pour des travaux de fortification. Les militaires ont contraint des habitants à creuser une tranchée autour de la base militaire. Le ministère de la Justice conteste ces allégations de travail forcé et annonce l'ouverture d'une enquête par le Tribunal de grande instance de Kaya.

L'absence de protection effective

L'enquête révèle l'inaction des forces armées pendant l'attaque. Les soldats stationnés à la base n'ont pas riposté, se limitant à l'envoi d'un véhicule militaire et d'une ambulance. Le bilan officiel reste non communiqué par les autorités, tandis que le Collectif Justice pour Barsalogho avance le chiffre de 400 morts.

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Les violences dans le pays ont causé 26.000 décès depuis 2015, avec une augmentation significative depuis le coup d'État de 2022. L'ONG Acled comptabilise 13.500 victimes sur cette période récente. Les autorités n'ont pas communiqué sur les arrestations ou condamnations liées aux attaques jihadistes.

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