Dans son message du 31 décembre, le président du PDCI-RDA critique ouvertement la gestion du pouvoir et les atteintes aux libertés démocratiques en Côte d'Ivoire.

« Malgré toutes les déclarations faites dans le sens d'une démocratie apaisée, les emprisonnements, les intimidations, le non-versement des subventions que la loi impose à l'État de verser aux partis politiques, les tracasseries judiciaires, les mises sous contrôle judiciaire, tout cela n'est plus en phase avec une société et une opinion publique ivoirienne aussi avancée », a déclaré Thiam dans son message à la Nation.

Le président du a profité de cette allocution du Nouvel An pour dresser un état des lieux de la démocratie en Côte d'Ivoire, pointant particulièrement les manquements du pouvoir actuel.

Soutien aux opposants emprisonnés

Face à la situation des opposants détenus, Thiam a exprimé sa solidarité : « Nous réitérons notre soutien à tous nos militants et à ceux d'autres partis d'opposition qui sont emprisonnés. Nous apportons notre soutien à leurs familles. »

Le leader de l'opposition a également lancé un appel aux magistrats : « Nous avons foi en nos magistrats, c'est pourquoi nous les appelons à continuer à faire preuve malgré les pressions et les tentations de toutes sortes d'impartialité et d'indépendance. »

Vision pour 2025

Dans la perspective de l'élection présidentielle, Thiam propose une alternative : « Il nous faut conquérir le pouvoir en faisant de la politique autrement, sans violence, idée contre idée. Il nous faudra exercer le pouvoir dans le respect des libertés individuelles et collectives. »

« Quand le PDCI-RDA arrivera au pouvoir, j'interdirai qu'on dise ‘ah c'est notre tour maintenant'. Une fois élu, nous devrons gouverner pour tous les Ivoiriens », a-t-il promis, rejetant toute idée de revanche politique.

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