Le Premier ministre Robert Beugré Mambé a reçu en audience, jeudi 8 octobre 2026 à la Primature, à Abidjan-Plateau, les responsables d’Aurum Resources Limited, société minière australienne. Il les a invités à hâter la mise en exploitation du gisement aurifère de Boundiali, dans le nord de la Côte d’Ivoire.

À la sortie de cette rencontre à huis clos, Caigen Wang, directeur général de l’entreprise, a détaillé les résultats des campagnes de forage lors d’un point de presse. « Nous avons découvert environ 100 tonnes d’or à partir des différents travaux de forage que nous avons faits dans la région de Boundiali », a-t-il déclaré.

Le calendrier est déjà fixé. « Nous allons commencer la construction de la mine de Boundiali à partir de la fin de cette année 2026, et commencer notre première production d’or dans le premier semestre de l’année 2028 », a précisé le dirigeant. L’entreprise vise ensuite environ 30 tonnes d’or par an pendant trois ans.

Or : la Côte d’Ivoire prépare son unité d’affinage
Le ministre des Mines Mamadou Sangafowa-Coulibaly a annoncé mercredi 16 septembre 2026 une unité d’affinage d’or opérationnelle au premier semestre 2027.

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Mamadou Sangafowa-Coulibaly, ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, accompagnait la délégation. Selon lui, les ressources du site sont appelées à croître, au point d’en faire la plus grande mine du pays. Il a rapporté que le chef du gouvernement avait demandé de « tout faire pour ne pas laisser traîner le projet ».

503 millions de dollars investis, 4 200 emplois attendus

Le coût de l’investissement est estimé à environ 503 millions de dollars, soit près de 300 milliards de FCFA (francs de la Communauté financière africaine). Pendant la construction, la mine mobilisera environ 4 200 travailleurs, emplois directs et indirects confondus. À l’entrée en production en 2028, elle en comptera environ 2 200.

Le ministre a aussi fixé une exigence nouvelle pour les grands projets de ce type. Au-delà de l’extraction, les investisseurs doivent réaliser des infrastructures structurantes dans les régions où ils opèrent. L’objectif est que les populations continuent d’en profiter après la fermeture de la mine.