L'artiste ivoirien Molare s'est vu retirer ce 25 septembre 2925 son permis de conduire pour cinq ans suite à un accident mortel. Cette décision de la DGTTC, en Côte d'Ivoire, sanctionne une conduite dangereuse.
L'artiste ivoirien Maury Féré Soumahoro, plus connu sous le nom de Molare dans le monde du coupé-décalé, est désormais privé de son permis de conduire pour une durée de cinq ans. Cette sanction est intervenue ce jeudi 25 septembre 2025, après son audition au 16ème étage de la tour E, siège de la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC). Il comparaissait devant la Commission Spéciale Suspension et de Retrait de permis de conduire, quelques jours seulement après sa sortie de prison, le lundi 15 septembre.
L'icône du coupé-décalé était convoquée suite à l'accident qui a coûté la vie à une dame. D'une « voix grave et visiblement affectée par le drame », selon les observateurs présents, Molare a reconnu sa culpabilité dans cette tragédie. Il a présenté ses condoléances à la famille endeuillée et a exprimé ses « regrets les plus profonds ». Une attitude qui n'a pas suffi à infléchir la décision de la commission.
Les motifs de la suspension
La Commission de suspension et de retrait de permis de conduire a délibéré rapidement. Elle a statué pour un retrait ferme du permis de l'artiste pour une période de cinq ans. Les motifs derrière cette décision sont précis. La commission a reproché à Molare « une conduite dangereuse, un défaut de maîtrise du véhicule, et de mise en danger de la vie d'autrui ». Ces éléments ont fondé la sanction, qui le privera de volant jusqu'en 2030.
Cette décision s'inscrit dans la volonté du Ministère des Transports de renforcer la sécurité routière en Côte d'Ivoire. Elle vise à « rappeler la gravité des actes de négligence ou d'irresponsabilité au volant, en particulier lorsqu'ils ont des conséquences irréversibles ». Le communiqué officiel insiste sur l'objectif de cette sanction : « renforcer le principe de responsabilité individuelle et préserver la sécurité des usagers de la route sur l'ensemble du territoire national ». C'est un rappel ferme que « nul n'est au-dessus des lois », même une personnalité publique.
Un message fort
La mesure prise à l'encontre de Molare n'est pas anodine. Elle envoie un signal fort à tous les conducteurs de Côte d'Ivoire. Alors que les accidents de la route constituent un problème persistant dans le pays, avec un nombre important de victimes chaque année, les autorités semblent vouloir durcir le ton. Selon les derniers chiffres disponibles, le nombre d'accidents corporels en Côte d'Ivoire reste préoccupant, et les campagnes de sensibilisation se multiplient.
L'image de Molare, connu pour ses prestations « flamboyantes » et son statut d'icône musicale, confère à cette décision une résonance particulière. Sa situation rappelle que les règles de conduite s'appliquent à tous, indépendamment du statut social. Cette décision de la DGTTC devrait alimenter les discussions sur la responsabilité au volant et les conséquences parfois dramatiques d'une conduite imprudente. La DGTTC espère que cette affaire servira d'exemple et contribuera à une prise de conscience collective pour une meilleure sécurité sur les routes ivoiriennes.
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