L'ancien président français Nicolas Sarkozy a rejoint la prison de la Santé ce mardi 21 octobre 2025. Cette incarcération, suivant sa condamnation dans le procès libyen, marque un tournant historique pour la France et l'Europe.

L'ancien président a rejoint la prison de la Santé ce mardi, un événement sans précédent en France. Condamné pour association de malfaiteurs dans le procès libyen, il est le premier ex-chef d'État européen à être incarcéré. Une situation comparable à Lula ou Zuma, mais inédite sur le Vieux Continent. Ce fait place la France et sa justice sous les projecteurs.

Accompagné de Carla Bruni, Nicolas Sarkozy a salué ses partisans devant son domicile. « Libérez Nicolas! », ont scandé les voix. Sur les réseaux sociaux, il a fustigé une « injustice », un « innocent » qu'on « enferme », promettant que « la vérité triomphera ». François, 66 ans, dénonce un « procès politique », tandis que Valérie Ghibeaux exprime sa « honte d'être française ». Des scènes qui témoignent des profondes divisions.

La Santé, entre sécurité et procédure

Attendu à 10h00, Nicolas Sarkozy, 70 ans, fera face aux règles carcérales. Des questions subsistent sur ses conditions de détention, mais sa sécurité est prioritaire. Une cinquantaine de surveillants ont manifesté pour la surpopulation. Ses avocats déposeront une demande de mise en liberté, dont le traitement pourrait prendre jusqu'à deux mois. L'avocat Maître Ingrain prévoit « trois semaines, un mois de détention » minimum.

Le 25 septembre, Nicolas Sarkozy fut condamné à cinq ans de prison. Il est reconnu coupable d'avoir permis un financement occulte de sa campagne de 2007 par la Libye. Il a fait appel, clamant son innocence. Le mandat de dépôt, justifié par la « gravité exceptionnelle » des faits, a stupéfié. L'ancien président dénonce « la haine » de certains magistrats, se comparant même à Alfred Dreyfus. Il affirme entrer à la Santé « la tête haute », avec une biographie de Jésus et « Le Comte de Monte-Cristo ». Un futur livre pourrait émerger de cette expérience.

L'ancien leader de la droite a reçu le soutien de son camp, critiquant le mandat de dépôt avant appel. , qui a reçu Sarkozy, a soulevé la question de la « présomption d'innocence ». Une possible visite du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, à son mentor, inquiète certains. Rémy Heitz, procureur général, y voit un « obstacle à la sérénité » judiciaire et une possible « atteinte à l'indépendance des magistrats ».

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