Nady Bamba critique la réponse de l'ambassadeur Maurice Bandaman à Mélenchon
Dans une tribune publiée le 19 juillet 2026, Nady Bamba, l'épouse de Gbagbo critique la réaction de l'ambassadeur Maurice Bandaman aux propos de Jean-Luc Mélenchon.
Nady Bamba, épouse de l'ancien président Laurent Gbagbo, a publié dimanche 19 juillet 2026 une tribune dans laquelle elle conteste la déclaration de l'ambassadeur de Côte d'Ivoire en France, Maurice Kouakou Bandaman, en réponse aux propos tenus par le député français Jean-Luc Mélenchon sur la vie politique ivoirienne.
Dans un communiqué signé le 16 juillet 2026 à Paris, l'ambassadeur avait dénoncé des propos jugés « outranciers et outrageants » à l'égard de la Côte d'Ivoire, rappelant que le pays n'est plus une colonie française depuis son indépendance, le 7 août 1960. Jean-Luc Mélenchon, président du parti La France insoumise, avait accusé le président Alassane Ouattara d'avoir écarté ses adversaires avant l'élection présidentielle et de briguer un quatrième mandat qu'il a qualifié d'anticonstitutionnel.
Dans son texte, Nady Bamba s'étonne du délai entre les propos du responsable politique français et la réplique de la diplomatie ivoirienne. Ex-journaliste, elle salue par ailleurs les qualités littéraires de Maurice Kouakou Bandaman, également écrivain, avant de contester le fond de sa déclaration.
Une critique de la « souveraineté à géométrie variable »
Nady Bamba estime que la notion de souveraineté ne doit pas servir à dissimuler des contradictions internes. Elle établit un parallèle avec la crise post-électorale de 2010 et le rôle joué à l'époque par l'ancien président français Nicolas Sarkozy, tout en précisant qu'un dirigeant français ne représente pas à lui seul la position de la France.
L'auteure appelle également les dirigeants africains à assumer davantage leurs propres choix politiques plutôt que d'attribuer systématiquement leurs difficultés à d'anciennes puissances coloniales. Elle plaide pour un dialogue renforcé entre le président français Emmanuel Macron et les chefs d'État de la Confédération des États du Sahel (AES), le Burkinabè Ibrahim Traoré, le Malien Assimi Goïta et le Nigérien Abdourahamane Tiani.
L'ambassade de Côte d'Ivoire près la République française et la Principauté de Monaco a par ailleurs annoncé son intention d'engager des poursuites judiciaires contre Jean-Luc Mélenchon pour ses déclarations.