La lutte contre l'orpaillage illégal demeure la priorité des autorités administratives de la région de l'Indénié-Djuablin, dont le chef-lieu est Abengourou. Le préfet de région a fixé au 31 décembre 2026 l'échéance pour l'éradication de cette activité minière clandestine sur le territoire régional.

Cette activité consiste en l'extraction artisanale d'or sans autorisation légale, en dehors du cadre réglementé par le Code minier ivoirien. Elle est régulièrement associée à la dégradation des sols et des cours d'eau, ainsi qu'à des risques sécuritaires dans les zones concernées par cette exploitation clandestine.

Abengourou, 25 tonnes de drogues falsifiées incinérées
La DPSD d’Abengourou a incinéré, mardi 11 août 2026 à Adoukoffikro, 25,74 tonnes de médicaments falsifiés et des stupéfiants saisis depuis janvier.

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Selon les autorités préfectorales, une phase de sensibilisation a d'abord été menée auprès des populations avant l'engagement d'actions plus fermes. Les chefs traditionnels de la région se sont depuis inscrits dans cette dynamique, facilitant le travail des unités de la gendarmerie nationale chargées de l'application de la loi sur le terrain.

Cette mobilisation des autorités coutumières marque une étape dans la coordination entre administration territoriale et forces de sécurité, dans un contexte où l'orpaillage clandestin reste un défi persistant dans plusieurs régions productrices d'or de la Côte d'Ivoire, notamment dans le centre et l'est du pays.

Une échéance fixée à quatre mois et demi

L'objectif d'éradication totale d'ici au 31 décembre 2026 laisse aux autorités de l'Indénié-Djuablin plusieurs mois pour intensifier les opérations de contrôle. La collaboration annoncée entre chefs traditionnels et gendarmerie doit permettre d'identifier plus rapidement les sites d'exploitation illégale encore actifs dans la région d'Abengourou.

Aucun bilan chiffré des sites déjà démantelés n'a été communiqué à ce stade par la préfecture de région de l'Indénié-Djuablin.