Pacte social de Laurent Gbagbo : Steve Beko répond aux critiques
Le cadre du PPA-CI Steve Beko a publié, mercredi 15 juillet 2026, un texte défendant le Pacte social de Laurent Gbagbo face aux critiques visant son parti.
Steve Beko, cadre du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo, a publié, mercredi 15 juillet 2026, un texte défendant le Pacte social initié par l'ancien président, en réponse aux critiques visant les prises de position de son parti sur la gouvernance actuelle.
Dans ce texte, Steve Beko répond à un argument récurrent selon lequel le PPA-CI critiquerait des avancées qu'il n'aurait pas lui-même impulsées lorsqu'il était aux affaires, sous l'ancien Front populaire ivoirien (FPI). Il rappelle que plusieurs dirigeants actuels du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) avaient eux-mêmes exercé des responsabilités publiques au sein du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) avant de créer leur propre formation et de rejoindre l'opposition.
Le cadre du PPA-CI estime que le débat devrait porter sur le fond des critiques actuelles plutôt que sur le passé politique de leurs auteurs. Il cite notamment le coût de la vie, le chômage des jeunes et les difficultés d'accès à l'emploi, à la santé et au logement comme des sujets nécessitant des réponses du pouvoir en place.
Une liste de questions posées au gouvernement
Steve Beko présente le Pacte social porté par Laurent Gbagbo comme une volonté de recentrer le débat politique sur les préoccupations concrètes des Ivoiriens. Il énumère plusieurs interrogations, portant notamment sur la cherté de la vie, le devenir des rapports sur la réconciliation nationale, les alertes d'organisations internationales sur les droits humains, la progression de l'insécurité et du trafic de drogue, ainsi que les résultats de la décentralisation.
« En démocratie, l'opposition n'a pas à demander la permission de critiquer », affirme Steve Beko, pour qui le contrôle de l'action gouvernementale relève du rôle constitutionnel de l'opposition. Il conclut son texte en distinguant les responsabilités de chaque acteur : « Le passé appartient à l'Histoire. Le présent appartient au gouvernement. Et l'avenir appartient au peuple ivoirien. »