Peine de mort en Côte d'Ivoire après l'assassinat du livreur Yango ? la position d'un cadre du PPA-CI
Après l'assassinat d'un livreur de Yango, le cadre du PPA-CI Steve Beko relativise, mercredi 15 juillet 2026, le débat sur la peine de mort en Côte d'Ivoire.
Le cadre du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) Steve Beko a publié, mercredi 15 juillet 2026, un texte sur le débat relatif à la peine de mort, relancé après l'assassinat d'un jeune livreur de la plateforme Yango, tué à moto. Il estime que ce débat, bien que légitime, détourne l'attention de l'enjeu central selon lui : les raisons qui poussent des jeunes à ôter la vie à d'autres jeunes pour un téléphone, une moto ou une somme d'argent.
Steve Beko affirme que la justice doit rester implacable envers les criminels, mais juge qu'ajouter une peine au Code pénal ne traite que les conséquences du phénomène, sans s'attaquer à ses causes. Il reproche au pouvoir en place de mettre en avant depuis plus de quinze ans la croissance économique et les infrastructures, sans investissement suffisant, selon lui, dans la formation civique des jeunes Ivoiriens.
Il cite le recul de l'éducation civique, du respect de la vie, du sens de l'effort et du mérite comme facteurs d'une perte de repères chez une partie de la jeunesse, qui perçoit selon lui des cas de favoritisme dans les concours et recrutements publics, ainsi que des scandales restés sans suite.
Le rôle des réseaux sociaux pointé du doigt
Le cadre du PPA-CI met également en cause l'influence des réseaux sociaux, qu'il accuse de valoriser la vulgarité, l'argent facile, la violence spectacle et la banalisation de la drogue, au détriment du travail et de l'effort. Il estime qu'une nation ne se construit pas uniquement à travers des indicateurs économiques, mais aussi par une école qui éduque, une famille qui transmet des valeurs et une justice qui inspire confiance.
Steve Beko conclut que la meilleure politique pénale reste celle qui punit les coupables tout en réduisant le nombre de futurs criminels, avant d'anticiper que ses propos soient qualifiés de récupération politique par ses détracteurs.