Sur La Télé d’Ici, Valérie Yapo dénonce la démission précipitée de Thiam du PDCI
Sur La Télé d'Ici du 13 mai 2025, Valérie Yapo critique vivement la démission de Thiam de la présidence du PDCI-RDA et l'organisation d'un congrès extraordinaire en 48 heures.
Valérie Yapo, membre du bureau politique du PDCI-RDA, a livré une analyse sans concession de la situation interne du parti lors de son passage à l'émission La Télé d'Ici sur NCI le 13 mai 2025. Elle établit un lien direct entre la démission soudaine de Thiam et le verdict judiciaire attendu le 15 mai dans l'affaire qui les oppose.
« Il a démissionné parce qu'il a reçu les conclusions du procureur et il sait que ça va basculer en notre faveur », affirme-t-elle catégoriquement. Elle dénonce particulièrement l'organisation précipitée d'un congrès extraordinaire : « C'est encore une mascarade de convoquer un congrès en deux jours. Je n'ai jamais vu au PDCI-RDA. C'est du jamais vu au PDCI-RDA. Tout ce qui se passe est illégal. »
Les textes du parti remis en question
L'ancienne cadre du parti, qui revendique 30 ans d'engagement « sans discontinuer » au sein du PDCI-RDA, pointe du doigt les irrégularités dans l'application des textes fondateurs du parti depuis la disparition d'Henri Konan Bédié. « Mon souhait, franchement, c'est qu'on revienne au 1er août. On revienne au fonctionnement le 1er août, le décès du président que l'on a bêté. Qu'on revienne à la normale pour qu'on reprenne les choses », déclare-t-elle.
Valérie Yapo conteste également les conditions d'accession de Thiam à la présidence du parti. « Le président Henri-Colonel Bédié, en le nommant en mai, il savait qu'il n'avait pas 10 ans du bureau politique. Il ne pouvait pas le succéder », explique-t-elle, soulevant ainsi la question du respect des conditions statutaires pour briguer la présidence.
Une démocratie interne défaillante
Pour Valérie Yapo, qui dit avoir « fait deux fois la prison » pour le PDCI-RDA, l'organisation précipitée du congrès extraordinaire témoigne d'un manque flagrant de démocratie interne. « Autant c'est un parti de dialogue, on manque de démocratie. Parce qu'on dit parti démocratique, là après, ils vont demander aux gens de venir déposer leurs candidatures plus tôt aujourd'hui. Demain, on décide. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de démocratie. C'est une fausse démocratie qui existe au sein du PDCI-RDA », dénonce-t-elle.
L'ancienne cadre du parti révèle également avoir découvert que Thiam possédait la double nationalité, information qu'elle aurait tenté de partager au sein des instances du parti. « J'ai posé le problème. Et on m'a dit de laisser tomber les textes », affirme-t-elle, ajoutant que selon les textes du parti, cette situation aurait dû empêcher son élection.
Alors que le verdict judiciaire est attendu le 15 mai, Valérie Yapo se montre confiante quant à l'issue du procès. Elle attend une décision qui, selon elle, pourrait rétablir « la légalité et la justice au sein du PDCI-RDA », qu'elle estime actuellement compromises par des manœuvres contraires aux traditions du parti fondé par Félix Houphouët-Boigny.
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