Le directeur général du Port autonome d'Abidjan (PAA), Kassoum Traoré, a reçu en audience, mardi 6 octobre 2026, une délégation américaine. Elle était conduite par Andrew Macdonald, directeur Afrique et Moyen-Orient du Bureau des affaires internationales de stupéfiants et d'application de la loi (INL), un service du département d'État des États-Unis.

Les échanges ont porté sur la coopération entre les deux institutions. Trois sujets étaient au programme : la sûreté du port, la sécurité maritime et la lutte contre la criminalité transfrontalière, c'est-à-dire les trafics qui passent d'un pays à l'autre.

Kassoum Traoré a assuré que l'Autorité portuaire entendait maintenir un niveau élevé de sûreté sur la plateforme, « conformément aux standards internationaux », selon le compte rendu de l'audience.

Port d’Abidjan-Douanes : visite de Kassoum Traoré
Le DG du Port Autonome d’Abidjan a rendu visite jeudi 13 août 2026 au DG des Douanes ivoiriennes pour évoquer les enjeux portuaires et douaniers communs.

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De son côté, Andrew Macdonald a souligné le poids du Port d'Abidjan dans l'économie de la sous-région. Il a insisté sur l'importance que le gouvernement américain accorde à l'appui apporté à la Côte d'Ivoire contre « la criminalité transnationale organisée », le trafic de stupéfiants et la contrebande.

Un port au cœur du commerce ivoirien

Le Port d'Abidjan est la principale porte d'entrée et de sortie des marchandises du pays. Il voit transiter les exportations de cacao, les produits importés destinés aux consommateurs ivoiriens, ainsi que des cargaisons à destination des pays enclavés voisins, comme le Mali, le Burkina Faso ou le Niger. Cette position en fait un point de passage sensible : plus les flux sont importants, plus les contrôles sur les conteneurs et les accès comptent.

Pour la Côte d'Ivoire, l'enjeu est double. Il s'agit de protéger les activités d'un port dont dépend une grande part du commerce extérieur, et de conserver la confiance des armateurs et des partenaires étrangers, attentifs au respect des normes de sûreté.

Selon le compte rendu de la rencontre, la coopération évoquée doit permettre de renforcer la sécurité et la sûreté portuaires, de prévenir les activités illicites et de mieux protéger les personnes, les marchandises et les installations.