Simone Ehivet Gbagbo a appelé à « une modification radicale de la CEI », dans un message de vœux pour l'an 2024.

Selon Simone Ehivet Gbagbo, les élections municipales, régionales et sénatoriales, en 2023, ont été « entachées de cas flagrants de fraudes massives, de violences et d'achat de consciences », confirmant davantage « l'impérieuse nécessité de réformer d'urgence et en profondeur tout le système électoral ».

L'année 2024 précède l'élection présidentielle de 2025 et les élections législatives de 2026. Mme Gbagbo estime que « c'est donc en 2024 que doivent être abordées, traitées et résolues les questions relatives aux réformes électorales consensuelles qui vont permettre l'organisation d'élections saines, apaisées et démocratiques ».

Elle a appelé à « une modification radicale de la CEI ; la reprise sur des bases équitables du découpage électoral ; le renforcement de la décentralisation par la création des communes sur tout le territoire ivoirien et le règlement courageux de la question du financement de la décentralisation ».

Une réforme électorale urgente

L'ex-Première dame de Côte d'Ivoire a suggéré, en outre, « l'inscription automatique de tous les nouveaux majeurs sur les listes électorales et la revisitation des listes électorales, ainsi que la réforme du code électoral ».

Les appels à la réforme électorale en Côte d'Ivoire se multiplient depuis plusieurs années, tant de la part de l'opposition que de la société civile. L'opposition dénonce notamment le manque d'indépendance de la CEI, qui est accusée de partialité en faveur du pouvoir.

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Le gouvernement ivoirien a annoncé, en août 2023, qu'il allait « réexaminer la composition de la CEI ». Toutefois, ces mesures ne concernaient pas les élections municipales et régionales, qui se sont déroulées en octobre 2023.

Il reste à voir si le gouvernement ivoirien sera prêt à répondre aux demandes de réforme de l'opposition et de la société civile avant l'élection présidentielle de 2025.

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